Chrysalide
S02:E12

Chrysalide

Episode description

Anaïs raconte un parcours où l’émancipation individuelle et collective avancent ensemble. Ça se passe au Vietnam, mais le lieu est un prétexte : ce qu’elle décrit fonctionne partout. Changer son cadre, faire évoluer une organisation, et se transformer soi-même en chemin.

Aujourd’hui, on se met dans nos chaussons. Et c’est Anaïs qui conduit. 🌻

Download transcript (.srt)
0:01

Aujourd'hui, c'est une histoire qui se passe bien.

0:04

Et merci Annalise pour cette histoire.

0:06

Ça se passe à l'autre bout du monde, ça passe au Vietnam principalement, mais tout ça c'est vraiment qu'un prétexte.

0:12

Parce que vous allez voir que les choix de carrière qu'elle décrit, les conseils qu'elle donne, les opinions qu'elle partage pour les gens autour d'elle aussi bien que pour elle,

0:20

ça marche pour toi aussi que tu sois à Paris, à Nantes ou encore à Château-Roux.

0:25

Merci au Castelgroussin qui laisse des commentaires, merci merci sur Spotify et Apple Podcasts bien sûr.

0:31

Vous allez voir qu'Annais, n'a pas besoin que je lui pose des questions.

0:34

Elle raconte son histoire.

0:35

Elle connaît l'histoire de bout en bout.

0:39

Alors on se met dans les chaussons et aujourd'hui, c'est Annais qui conduit et moi je me mets avec vous à écouter la suite d'épisode 1.

0:48

On se retrouve en conclusion.

1:00

Alors le début, moi je dirais c'est mon premier jour chez Oficience.

1:08

Je dois gérer quatre projets.

1:10

J'ai le compte Orange, grand compte.

1:13

Je suis dans le département grand compte Orange sur SharePoint.

1:19

J'ai l'impression qu'on parle en mode dinosaure.

1:22

Bon après j'arrivais de SAP, donc franchement...

1:27

Moi, j'arrive de SAP en Waterfall, peux dire que à SharePoint, en Agile, moi, ça ne m'a pas déranger.

1:36

Mais non, pense que ce qui est vachement bien pour le début, parce que ça, j'en parle de temps en temps, mais je ne l'ai jamais vraiment raconté.

1:44

C'est vraiment l'arrivée.

1:47

Moi, je viens de passer deux ans chez GDF à la Défense avec l'école blanc.

1:54

Je vais au taf tous les matins.

1:55

Je prends le RERB, puis le RERA, puis les Gobelins.

2:00

Je suis en robe, talons, etc.

2:04

et je débarque au Vietnam avec un aller simple où je ne pas du tout à quoi ressemble le Vietnam.

2:10

Je mets le premier pied chez Officience.

2:13

Déjà, tu Duc qui me tape la bise.

2:14

je dis, mais, quoi ce délire ?

2:17

On parle des années 2012.

2:20

J'arrive sur une équipe, on m'affecte les projets et c'était super chaud.

2:24

Le projet, on m'a dit, vas-y, tu te démerdes, quoi.

2:29

J'ai un peu arrivé comme ça, il n'y a pas eu de onboarding, etc.

2:33

Et là, je vais à mon premier daily meeting et je te jure, je suis debout.

2:39

y a les devs qui disent « Today I'm working on ticket 393.

2:47

Yesterday I work on ticket 393.

2:50

Today I work on ticket 395.

2:52

No blocker.

2:54

» Et en fait, un dev, deux dev, un billet, truc comme ça, et je regarde.

3:02

Et je leur dis c'est une caméra cachée les gars, c'est un budgetage, c'est un truc et j'explose de rire.

3:08

Et en fait, voilà, c'est vraiment le début où je dis mais...

3:12

Et moi, je ne connaissais rien à l'Agile, vois, je dis non mais c'est quoi ce délire ?

3:17

Et en fait, c'est parce que j'ai eu cette réflexion sans filtre de mais vous vous foutez de ma gueule, on ne pas faire ça tous les jours parce que moi en plus, comme j'ai quatre

3:28

projets, je fais quatre daily stand up.

3:30

je ne pas me taper une heure à vous écouter avec votre ticket, je ne vais pas les apprendre par cœur.

3:36

Et donc en fait, c'est comme ça que ça a commencé.

3:38

J'ai dit non, attendez deux secondes, vous allez m'expliquer un peu, on va fonctionner différemment.

3:46

ensuite, très rapidement, je suis un peu partisan du moindre effort d'une certaine manière, j'aime bien les six morts, etc.

3:55

en fait, me suis intéressée à Gilles, je me suis documentée.

4:01

Je me non non non mais attendez c'est pas ça.

4:04

Je me suis retrouvée à une conférence agile en septembre et là il y avait Ken Schuber qui était en keynote et il pose une...

4:15

Ken Schuber c'est un des deux qui a créé Et donc c'était une conférence au Vietnam.

4:22

mec il a créé Scrum, fait le truc.

4:24

tu vois je viens de passer pratiquement, Marsaville, Marjouan, 6 mois.

4:29

Avec ce truc-là, je découvrais l'agile, tu vois.

4:34

Et donc, il pose une question.

4:37

Au Vietnam, quand il a des questions comme ça, quand il a des événements, a personne qui répond.

4:42

C'était en 2012, le niveau d'anglais était vraiment bas.

4:46

Et là, en fait, ils qu'il y a des questions, il a personne.

4:49

Et puis moi, je lève la main, dis, bah ouais, votre truc, Scrum, machin, je ne sais pas quoi, ça a l'air bien, mais...

4:56

vous le décrivez comme un truc, on dirait le paradis.

4:58

Il va falloir m'expliquer comment on y arrive.

5:00

Et en fait, le gars me répond, it's your own journey.

5:03

lui on est bien avancé.

5:07

Et en fait, c'est comme ça que après, j'ai fait les ateliers, j'ai rencontré plein de gars.

5:12

Il y avait des gars mais de malades qui étaient en présentiel.

5:16

y avait quatre gars qui étaient là.

5:17

y avait un gars qui a bossé chez Toyota en Kaizen.

5:21

Il y avait un mec, fait du Joe Justice, il fait du manufacturing aux US, il a implémenté Kaizen, il y avait des brutes d'Agile, quatre.

5:32

Et en fait, je suis sortie de cette conférence-là et en ayant fait les ateliers, en ayant compris la valeur de l'agilité, ils ont fait une rétrospective et ils ont dit, qu'est-ce

5:42

que vous avez retenu de cette conférence ?

5:44

J'ai dit, moi, ne plus jamais bosser dans une boite qui ne pas Agile.

5:47

Et là, j'ai activé le truc, j'étais voir du que j'ai dit là, on change tout.

5:51

il faut coacher les gens.

5:52

Il m'a dit OK, on prend un coach.

5:55

Le coach est un coach américain vietnamien.

5:57

J'ai vu que les staffs, ils captaient pas l'anglais.

5:59

dit, vous savez quoi, vous le faites en vietnamien pour mes équipes, là les 15.

6:04

Et moi, vais apprendre toute seule.

6:05

Donc je l'ai fait en autodidacte.

6:07

Et après, on a déployé le truc, mais en mode un peu...

6:13

Pas en mode on n'applique que la lettre.

6:15

Les gars, je leur disais...

6:17

Ils me disaient, ouais, on n'est pas à l'aise au rétrospectif.

6:19

Je on ne fait pas, c'est pas grave.

6:21

Vas-y.

6:22

Donc tout était comme ça, en fait.

6:24

Mais après, moi, j'avais un peu ce côté un peu humour et tout avec les Viet, j'ai toujours été dans pas trop, pas strict.

6:36

moment, les gars me disaient, mais t'es notre manager.

6:40

disais, non, moi, je ne pas manager.

6:42

Je veux pas entendre ça.

6:45

sur un master.

6:46

Moi j'étais product owner à la base, eux ils m'associaient au manager parce que c'est moi qui leadais tout.

6:55

Et quand Duc a voulu me faire une promotion au bout d'un an, il m'a dit qu'on va te mettre manager.

7:01

Je dis non, non, que si tu mets manager après ça va tuer la relation qu'on a.

7:09

veux pas que ça change.

7:10

Il m'a dit ok, on va inventer un rôle, engagement leader.

7:15

Et c'est comme ça qu'au bout d'un an et demi, je t'ai voir Duc, je lui dit Duc franchement, je suis à ton aide avec toi.

7:22

Je lui dit, je pourrais continuer comme ça, mais l'équipe, est tellement autonome maintenant.

7:28

Parce qu'en plus, j'avais même réussi à ce que les gars, ils en démo, ils parlent aux clients tout seuls.

7:33

Ils avaient un peu peur au début, mais du coup, une fois, comme je les avais invités, j'aurais dit non, mais c'est bon, on leur faisait faire les slides et tout.

7:41

Une fois ils étaient encore en flûche, ça fait toutes les semaines qu'on le fait, vous allez y arriver.

7:47

Et en fait, j'ai fake un call et il y avait des vides sur la salle de réunion.

7:51

dis, mince, ça commence, désolé.

7:53

J'ai un call, vous démarrez le truc.

7:55

Et je suis restée à l'extérieur, les gars ont géré la réunion, le truc est passé.

8:00

Et en fait, c'est comme ça qu'après, j'ai dit à Duf, voilà, moi, l'équipe, elle est autonome.

8:05

What's next ?

8:06

Il m'a dit, on y réfléchit ensemble.

8:08

Et puis après, c'est comme ça j'ai.

8:10

J'ai fait du bizdev, donc j'ai commencé à faire plus d'allers-retours à Paris.

8:15

Et après, à moment donné, c'était en 2014, les associés avec Duke avaient décidé de mettre en place la Flat Organization.

8:25

Et donc, ils parlaient d'un team building, etc.

8:29

En plus, moi, faisais beaucoup de conférences agiles en speaker avec la France, avec le...

8:36

J'étais speaker au Benelux, la XP Day's Vietnam, tout ça.

8:41

Et je lui ai dit, non, là, franchement, on un team building, il faut étendre ça à la boîte.

8:49

je revenais de Agile-Grenoble, on avait fait des Serious Games, beaucoup de Serious Games.

8:54

J'ai dit, vous savez quoi, on fait un team building Agile.

8:56

Et donc c'est là que Duc me dit, je lui dis, team building Agile, la thématique, ça doit être Agile.

9:03

Et là, il me dit, ben ouais, on fait comment?

9:05

sais pas, tu demandes à une entreprise de t'aider, un truc.

9:09

Et c'est là qu'il me dit, tu veux pas mettre un post là sur l'intranet, trouver des volontaires comme ça, on le fait à notre source.

9:18

Et donc, c'est là que ça s'est passé, que j'ai eu 50 volontaires et qu'en fait, on a fait notre pop team building.

9:27

et puis après, on est rentré dans ce qui a suivi, c'est qu'on est rentré dans tout ce qui était flat organisation.

9:33

a mis en place plein de choses, mais voilà.

9:38

C'est quoi la flat organisation ?

9:41

En fait ça s'appelait holacracie

9:47

On en parle encore aujourd'hui en l'holacracie, mais du coup je ne l'avais jamais entendu en tant que flat organization.

9:51

Ok, et coup, est-ce que tu peux expliquer l'holacracie pour l'enregistrement ?

9:57

globalement, je pense que c'est fin 2014 qu'ils ont décidé ça.

10:04

en fait, ouais, parce que moi je suis partie de fin 2015.

10:09

Et en fait, c'était un mix parce qu'en plus, moi, j'avais été à une...

10:16

Comment s'appelle ?

10:19

Merde.

10:20

J'avais été à une conférence à Gilles à Grenoble où il y avait Alexandre Bernard qui avait parlé de l'entreprise Libéry.

10:29

Et comme j'étais dans les speakers, j'avais fait le dîner prespeaker et j'avais rencontré Alexandre Bernard et on avait beaucoup discuté.

10:36

Il m'avait dit un jour, je vais essayer de faire un tour du monde pour que mes enfants s'ouvrent un peu l'esprit.

10:45

J'ai donné les clés de la boîte aux employés.

10:48

!

10:49

En fait, ça a très bien marché.

10:51

donc, fait, on était dans toutes ces mouvances.

10:55

Et je ne plus si c'est à peu près aussi à ce moment-là qu'il y avait une personne, associée d'Officiance, qui était mon ancienne boss, qui avait poussé l'holacracie.

11:06

Il y avait Duke qui s'intéressait de près à l'entreprise libérée.

11:10

Et après, je sais qu'il faisait beaucoup de choses avec Reinventing Organization, avec Frédéric Lalou.

11:17

sur les concepts opales, etc.

11:20

Et en fait, c'est comme ça que...

11:25

Moi, j'étais pas mal en contact aussi avec Wimanity que j'avais rencontré au Cannes Band Days en 2015, Jean-Christophe Cantizello.

11:34

On était super proches et on en parlait.

11:37

Et puis à un moment donné, a décidé comme ça, il a dit bon, allez, transparence des salaires, prise de décision sur le processus comme le fait Lalou.

11:49

Je ne sais même plus comment il appelle ça.

11:52

Mais il n'y avait plus de décision top down, c'était que du bottom up.

11:56

Et donc, un peu démonstration, et on a eu eu des on des des questions des questions France, eu eu eu eu des questions de eu questions de

12:12

à vous.

12:13

C'est vrai, c'est une question parce que quand on est à Paris, on ouvre à dû quand même 6 à 12 mois dans l'année.

12:20

je me rends pas compte c'est qui les autres associés.

12:22

Parce que du coup, vois, ça me paraît logique pour quelqu'un qui a 6 fuseaux horaires de race de son entreprise tout le temps, de chercher à avoir une entreprise autonome et

12:31

libérée, tu vois.

12:32

Mais si les autres associés sont tous H24 au Vietnam, c'est plus le même sujet, tu vois.

12:38

Euh, non peste, alors...

12:41

En fait, n'est pas vraiment associé, c'était son board.

12:44

Parce que son seul associé, c'est Kaofeng.

12:49

C'était plus son board, je ne pas comment on appelle ça.

12:54

C'était le cran en dessous.

12:57

Il en avait un qui gérait la partie data.

13:02

Commité de direction.

13:07

Et donc eux, restent tout le temps au Vietnam et ils travaillent avec les équipes tous les jours.

13:13

C'est sûr que les projets sont des niveaux externes.

13:17

Je crois qu'ils n'étaient plus là en cette époque-là, je ne plus.

13:21

Je ne sais plus.

13:22

Non, non, mais je crois qu'ils n'étaient plus là parce que nous, on a géré le bordel, on était quatre personnes.

13:33

On s'est un peu solidarisés, on était tous français ou francoviète.

13:38

Et en fait, on a eu l'impression qu'on nous laissait les clés, qu'il y avait quatre, cinq personnes.

13:47

n'avait pas été anticipé.

13:49

Et notamment pour la transparence des salaires, c'est Jean-Christophe Canticello qui m'avait mis en garde, il m'avait dit fais gaffe parce que il vraiment que la boîte elle

13:57

soit mature.

13:58

en fait, moi un jour, il a un mec qui était à fond là-dedans, qui avait implémenté ça, un dev français, qui était un peu niveau, un peu CTO quoi.

14:14

Et en fait, moi je suis...

14:15

Je pressentais le truc, j'ai dit ça va partir en live.

14:19

Je vois très bien comment ça va se passer parce qu'il a des gars qui vont identifier des failles, etc.

14:25

Et puis ils avaient gémifié ça avec des fruits.

14:28

Et un jour, j'arrive dans le bureau et t'as un mec, un chef de projet qui me regarde et me dit à toi, t'es une cerise.

14:37

J'ai regardé, tu me parles de quoi ?

14:39

Et en fait, c'était...

14:44

J'arrive pas à comment on peut le gamifier avec des frits là, transformé de salaire.

14:47

Genre une grille, y'a une grille et si t'es une cerise t'avances sur les chaînes de cerise.

14:51

t'étais entre ça et ça de salaire, t'étais une cerise, si c'était ça t'étais un abricot.

14:56

Et moi je débarque dans le bureau et il a un mec qui me dit, ah ouais alors toi t'es cerise !

15:04

j'ai dit je l'ai dit.

15:06

Et en fait, c'est problématique où moi je me suis posé vraiment beaucoup de questions à ce moment-là parce que...

15:12

Parce que dans les structures offshore, a le choix d'un décalage, les espaces sont...

15:16

Mais bien sûr, moi ça m'a posé des vraies questions existentielles à ce moment là par rapport à l'offshore parce que en plus c'est moi qui cotais, je cotais mes projets donc je

15:27

connaissais la marche que j'allais faire dessus, je connaissais le salaire, je savais combien on revendait les projets mais comme en fait au Vietnam ils ont pas assez

15:40

comment dire, cette petite bise normaliste du fait que tu cotes un projet,

15:51

Eux, ça leur venait même pas à l'idée que moi j'avais fait une école à Paris, que j'étais passée par Henri IV, que j'avais fait des études et que...

15:58

Ils pouvaient pas faire le même métier que moi.

16:02

C'est vrai que ça se voit pas que t'es ingénieur.

16:05

T'as oublié de mettre ton diplôme autour du coup, je sais pas.

16:10

C'est ça, c'est ça !

16:12

Mais tu vois, c'était des vraies questions où tu te sens mal, quoi.

16:16

Tu dis, bah oui, effectivement, vous êtes, vous êtes payé moins que moi.

16:21

suis expat.

16:22

Et encore, on n'était pas des...

16:24

Moi, j'étais en VIE.

16:26

J'avais réussi à passer en VIE quand Duc avait opéré la promotion.

16:34

C'est un sujet qu'on a abordé dans le podcast précédent, il a enregistré avec une personne qui s'appelle Anaïs aussi.

16:39

Elle est recrutée au Mali pour des sociétés australiennes dans des sites miniers.

16:46

C'est vrai qu'elle expliquait que c'était un truc qui la gênait qu'une géologue malienne soit payée moins qu'une géologue australienne, alors qu'ils font le même métier à la fin

16:55

de la journée.

16:56

C'est comme ça aujourd'hui.

16:59

C'est plus un état de fait.

17:02

Je ne pas forcément d'accord parce que tu vois, c'est ce qu'on dit quand on parle d'un profil senior en IT et que je ne plus qui disait.

17:13

fait, moi, par exemple, je suis CPO et aujourd'hui, je travaille basé au Vietnam, moi, quand je négocie mes salaires, quand je bosse avec l'Australie, les gars, un jour, t'es un

17:26

qui a essayé de me vendre un salaire local.

17:30

Je lui dis non, non.

17:32

Moi, mon talent, est international parce que j'ai travaillé avec beaucoup d'entreprises, parce que j'ai développé des compétences, parce que j'ai un bon anglais, que parce que

17:40

parce que.

17:41

Et donc, t'as des profils qui ne sont pas exportables, en fait, c'est à dire que quelqu'un qui a un Vietnamin qui fait la même chose que moi, il va pas le faire de la même façon.

17:54

Il va pas avoir la rigueur.

17:56

Il va pas avoir la comptabilité, etc.

18:00

nous, quand on...

18:00

Quand on encadre ici, je peux te dire, moi, j'ai des exemples en IT, mais tu meurs en product.

18:09

J'ai déjà fait dans une user story un rectangle rouge pour dire c'est là qu'il faut l'implémenter.

18:16

Le truc s'est retrouvé en front-end.

18:19

Donc, en fait, tu dis, je comprends et moi, je suis d'accord parce qu'il y a des profils.

18:25

Et moi, j'avais dit ça à mes devs tout de suite quand je suis arrivée.

18:27

J'aurais dit les gars, si vous voulez vraiment vous faire de la tune.

18:30

va falloir bosser votre anglais, va falloir faire ça.

18:32

Donc moi, j'ai toujours aidé pour leur dire vous voulez aller là, vous voulez aller jouer en coupe mondiale, il va falloir faire ça.

18:39

Va falloir quand même passer des étapes.

18:40

Il y en a qui l'ont fait pour te dire il a même un gars, c'est tellement tueur, mais tellement tueur, il est rentré chez McKinsey à 5000 boules.

18:49

Parce que le mec a fait ce process.

18:52

Mais après, tu vois, quand tu es sur des trucs où c'est au Vietnam, le côté argent, c'est vraiment différent.

18:59

Et les gars ne réalisent pas en fait, ils sont...

19:04

C'est-à-dire que dans l'ensemble, tu leur dis oui, moi je suis cerise, mais si veux devenir cerise, par là le chemin quoi.

19:10

J'ai que groupe à main en face, franchement, si veux devenir cerise de groupe à main, c'est ça que ça ressemble.

19:15

ça.

19:17

En vrai, c'est ça, parce que dans la situation avec les géologues, ça veut dire quand même qu'il en un qui est payé moins et qu'il peut en y faire quoi.

19:25

Là dans ton histoire, ce que tu dis c'est ok, il a des gens qui sont payés mieux que d'autres, dans l'absolu, rien ne les empêche de faire le choix.

19:31

Mais bien sûr

19:33

Ah mais moi j'ai recruté des tueurs quand j'ai bossé dans la dernière startup série C et que Leichard m'a dit, bah vas-y, t'as 4000-5000 balles par profil, tu dois te recruter ta

19:48

propre équipe.

19:50

Et je lui dit, ouais, moi il me faut 6 tueurs.

19:53

Donc j'avais 6 personnes à recruter.

19:55

Mais je peux te dire qu'il y en a qui se sont donné les moyens.

19:59

Après, il y en a beaucoup qui avaient fait leurs études.

20:02

qui avaient fait leurs études à l'étranger.

20:04

Donc après, c'est toujours cette problématique où t'as pas l'égalité des chances forcément et puis t'as les, comment on dit, les CSP un peu.

20:13

Mais tu moi, j'ai eu une famille modeste.

20:16

Quand j'étais en troisième en cours d'histoire et que ma prof, elle m'a dit, tu choisis quoi comme lycée ?

20:22

dis moi, je en 24.

20:22

Elle m'a dit, toi, t'as pas du tout le profil, tu vas jamais y arriver.

20:25

Je dis, ouais ?

20:26

Et ben, on va voir.

20:27

Et ben, je l'ai eu.

20:29

J'ai eu.

20:31

La provocation ça marche avec toi ?

20:33

mais je veux dire d'où une prof te dit tu vas pas la voir alors qu'en fait j'avais le dossier, j'avais les bonnes notes etc.

20:39

C'est juste que la nana t'as pas le profil, c'est quoi ?

20:42

Parce que je suis renois, qu'est-ce que...

20:44

Et j'ai eu Henri 4, j'ai eu ma prépa à Saint-Louis derrière, j'ai eu mon école d'ingé.

20:51

Voilà.

20:52

Mais tu vois, donc à un moment donné, il aussi se donner les moyens et moi je suis vraiment...

20:57

J'ai beaucoup de mal avec tout ce qui est victimisation etc.

21:01

Donc en fait, il en a qui l'ont fait.

21:06

Il y a même des gens qui sont des tueurs et qui ne pas sortis du Vietnam.

21:10

Dès les années 2016, moi j'avais des devs qui achetaient des bouquins, qui faisaient des formations en ligne, étaient des tueurs en data, plein de trucs.

21:22

Et j'ai vu qu'en fait, c'est une question de volonté.

21:25

Et je pense que quand vraiment on a l'Anya, quand on a envie de...

21:31

de sortir de ce truc, de ce modèle, de ce déterminisme de d'où tu viens, franchement c'est possible.

21:40

Oui.

21:43

Moi j'ai payé

21:45

On revient sur le séminaire en olacracie, FlatOrganisation.

21:54

En fait, j'ai l'impression que dans ce que tu disais aussi, c'est c'est le moment où la GILT, concerne pas que les devs.

22:01

Il fallait que dans ce projet-là, il embarquer toutes les personnes en entreprise dans la GILT.

22:06

Et donc, du coup, tu recrutes 50 volontaires.

22:09

J'imagine que c'est les devs qui sont plutôt dans les volontaires.

22:13

Tout le monde.

22:15

Et du coup, ça ressemble à quoi un team building agile ou d'embarquer tout le monde en process agile ?

22:21

Parce que comme l'agile, tout le a l'implément de sa façon.

22:27

vois, rien que les daily, ça vient de la méthode Scrum.

22:30

a des gens qui ne pas du Scrum, ils des daily même.

22:33

À la fin, le seul point commun, c'est que tout le monde utilise des post-it ou un giraf.

22:36

Exactement.

22:38

en fait, moi, c'est grâce à la conférence que j'ai faite en 2012 et ce que j'ai compris de cette conférence et toutes celles qu'on suivit, Agile France, etc., Cannes-Bandais, en

22:51

rencontrant toutes les personnes, en échangeant avec les techniques, etc., moi de façon, j'y suis arrivée par le bout de les valeurs, le manifesto.

23:00

Et en fait, comme j'ai...

23:04

J'ai tilté direct et que c'était vachement aligné avec la culture d'entreprise officiante.

23:11

fait, moi, j'ai toujours coaché, mais toutes les boîtes que j'ai coachées, j'arrive, je leur dis c'est quoi les valeurs et je leur explique pourquoi elles ont été faites comme

23:21

ça.

23:22

J'ai même retrouvé l'histoire des 17 gars qui ont implémenté l'agile manifesto dans un bouquin qui s'appelle Agile for Dummies.

23:31

où ils sont partis au ski dans les années 90 et les gars ils ont brainstormé, ils ont dit on ne plus bosser dans ces conditions là, on ne plus faire du dev en waterfall.

23:39

Tous les projets foires et c'est là qu'ils ont fait le manifesto et les principes Agile.

23:44

Et en fait, moi, et c'est un peu ça que j'ai compris dans la plupart des discussions parce que Ken Schubert, quand je lui avais rebalancé un truc, il m'avait donné un...

23:59

m'avait donné un exemple avec le karaté ou un truc comme ça, les ceintures.

24:05

Et en fait, il avait bien expliqué que c'était un mindset.

24:11

C'est un mindset.

24:12

Ça fait fascinateur kaizen en plus.

24:15

Les kaizen ils ont tous des black belts.

24:16

Voilà.

24:17

Mais en fait, tu comprends que c'est un mindset.

24:20

Et moi, j'ai toujours, comme je suis arrivée par ce boulot, j'ai toujours tout questionné dans ma vie.

24:26

J'ai tout questionné, tous mes profs, mes profs en pouvaient plus de moi dès la primaire, etc.

24:32

Je dis mais pourquoi ?

24:33

Pourquoi ?

24:33

Pourquoi ?

24:34

Et en fait, quand tu comprends que c'est un mindset agile et quand tu vraiment, prends du temps d'abord sur les valeurs.

24:42

Moi j'ai lu le truc, j'ai dit « and interaction of our process and tools ».

24:50

J'arrivais de GDF, Waterfall, etc.

24:55

Me t'as pâluché des specs de 42, 100 pages.

24:59

Un changement, fallait se trouver dans tous les specs où changer le truc.

25:03

Ah, j'ai dit c'est génial.

25:05

Allez, on y va.

25:06

Et en fait, c'est comme ça que j'ai développé vraiment les valeurs et le mindset et qu'après,

25:11

C'était en mode Kaizen, j'ai adoré le concept de continuous improv.

25:16

On n'a pas besoin d'être parfaits les gars, on va juste regarder et on va décider ensemble qu'est-ce qu'on fait pour qu'on fonctionne bien.

25:30

Dans le Kaizen, as vu le Kekaku du coup ?

25:33

fait, les fascitateurs Kaizen, facident principalement des Kekaku.

25:38

Ils facident pas du Kaizen.

25:39

Parce le Kaizen, c'est l'optimisation linéaire, c'est l'incrémental au quotidien.

25:45

du coup, dans la méthode Kaizen, il a un moment qui s'appelle le Kekaku.

25:49

Alors je le dis sûrement mal.

25:51

C'est le moment où tu mets toutes les parties prenantes autour de la table et là, il a un fascitateur.

25:55

qui doit faire en sorte que tout le monde arrive à une solution commune.

26:00

Et donc ça, tous les changements de rupture viennent du KKK.

26:05

C'est important que tous les gens concernés soient dans la pièce, sinon on ne pas décider d'un truc et on ne pas le découler ensuite.

26:11

sûr.

26:11

Et du coup, c'est pour ça, pour revenir à l'Agile et le séminaire, moi, fait, quand j'ai eu les 50 volontaires, j'ai eu un blackout, j'ai disais qu'on fait quoi maintenant ?

26:24

Je me dis, bah, tu sais faire.

26:26

Et en fait, effectivement, comme moi, j'avais été beaucoup en conférence et en événement, etc., et que je voyais bien comment ça se faisait en team building parce que globalement,

26:38

c'est...

26:39

Ici au Vietnam, un tibulling, c'est sur deux jours, tu as la première journée avec des activités, des jeux.

26:45

J'avais trouvé que les jeux qu'on avait fait dans les autres tibullings étaient un peu débiles.

26:49

On avait fait de la Tyrolienne et des trucs comme ça.

26:52

dis, viens on fait des jeux agiles comme j'ai fait dans les conférences.

26:57

C'est quoi les jorgilles ?

26:59

C'est tout ?

26:59

Moi j'ai le chamalot tout de suite là.

27:01

C'est tout ce qui est Serious Game.

27:05

tu un gars qui organisait Agile Grenoble qui m'avait filé un Wikipédia où tu as tous les Serious Games en français et en anglais.

27:20

en fait, j'ai monté une équipe et j'ai même fait le team building en Agile.

27:26

Tu vois, j'ai dit bon, là, entre la date aujourd'hui et telle date.

27:31

on a tant de jours, il va falloir des équipes, va falloir une équipe qui s'occupe de la partie bus et logistique, hôtel, une personne, machin.

27:40

Et moi j'ai gardé le contenu, les jeux.

27:44

Et en fait on s'est paluché tous les trucs, on a regardé, on a aussi fait des votes pour savoir où est-ce qu'on allait, etc.

27:52

Donc tout monde décidait et contribuait aux décisions entre la mer et la montagne, le machin, donc on utilisait l'intranet.

27:59

Et puis après les jeux.

28:01

On a regardé pour avoir une bonne balance avec des skills qui allaient bien, des jeux qui fitaient bien pour le nombre d'équipes.

28:08

Il fallait apprendre quoi dans ces games là, il y avait des focus particuliers pour toi.

28:13

Toi à poster OV si tu t'en rappelles c'est que c'était un truc important.

28:16

Oui, en fait, sur le wiki, tu une centaine de jeux.

28:20

Moi, j'ai cherché tout ce qui avait un lien avec les valeurs Agiles, avec le manifesto.

28:25

Donc tout ce qui permet de développer de la collaboration, tout ce qui permet de développer des interactions, tout ce qui permet de développer enfin du...

28:37

Vaut mieux faire...

28:38

je les ai même plus en tête.

28:42

Mais tu ne suis pas un plan, tu peux...

28:45

tu peux le faire, etc.

28:48

Et il a un point qui est super intéressant parce que tu vois, j'ai même été en conférence pour présenter ce team building en Belgique.

28:57

J'avais fait un talk vraiment là-dessus.

29:00

Il a un mec qui a ramené une idée de malade, d'un truc qu'il avait fait en Australie, parce que nous, était en train de, tu 300 personnes, avait dit qu'il y aura des équipes de

29:08

8, on était en train de se casser la tête à faire un planning, ils vont passer là, etc.

29:15

Et il a un gars, me dit, attends, j'ai fait un truc en Australie qui était ouf.

29:21

Tout le monde est free.

29:22

C'est comme une fête foraine.

29:24

Et je regarde, dis, mais c'est génial.

29:26

Il me dit, par contre, pour les forcer quand même à aller vite, il a une équipe de loups garous, je ne sais pas quoi, qui, s'ils les attrapent, eh ils perdent de l'argent.

29:36

je dis, mais c'est génial ce truc.

29:37

Et je dis, vas-y, banco, on fait ça.

29:39

Moi, ça faisait une semaine, je galérais sur le...

29:42

l'équipe A et elle va de telle heure à telle heure, je ça va jamais marcher, ça jamais rentrer.

29:49

en fait, c'est comme ça qu'on a fait un truc, c'était des équipes, mais c'était la fête foraine.

29:54

Ils avaient un plan avec tous les stands et ils allaient et ils devaient ramener le plus d'argent parce qu'ils gagnaient de l'argent à chaque stand en faisant les...

30:04

Voilà.

30:06

Et en fait, dans les jeux, il en avait beaucoup.

30:08

Moi, j'avais expérimenté.

30:10

Donc déjà...

30:11

et que j'avais compris.

30:14

Et après, a fait un week-end de test où on est parti avec l'équipe, 10 personnes de l'équipe des volontaires, pour aller tester sur place et voir si ça fonctionnait.

30:26

Et tu vois, comme je dit, c'était en mode agile, on a risé qu'il des trucs qui ne s'y prêtaient pas du tout, le lieu, machin.

30:32

On a ajusté à la dernière minute, je dis OK, c'est bon, il a un jeu que j'avais en bonus, il est facile, il faut juste des chaises.

30:39

Allez, on le met là, je m'en chargerai, je l'animerai, je sais faire.

30:44

Pour 300 personnes, as dû mettre en place une quinzaine d'ateliers.

30:48

Et tu avais une personne responsable d'animer chaque atelier.

30:54

Et la personne-là, dû jouer l'atelier 5-10 fois.

30:56

Ouais, bah ouais.

30:57

Moi, je l'ai fait aussi.

31:00

Rien que de faire le planning des animateurs d'ateliers,

31:05

Non parce que dans l'équipe de volontaires en fait ça a créé un truc tellement dingue tu vois moi j'ai l'impression d'être en campagne BDE quoi tu vois j'ai fait campagne BDE

31:17

quand j'étais en école non c'était un peu j'avais quand même un back-round où j'avais organisé des trucs donc ça m'a pas choqué quoi.

31:28

La liberté d'adhésion, effectivement, c'est important.

31:31

Mais chaque personne, est au centre du truc.

31:34

Mais alors, du coup, le lendemain après le séminaire, les gens, j'imagine, se reposent un coup.

31:40

Mais quand ils reviennent au bureau, du coup, ils se retrouvent coincés dans les mêmes process qu'avant ou vous étiez d'accord pour faire sauter des process.

31:48

Non, ça a trigué des choses dans les manières de fonctionner et t'as pas besoin de process.

32:02

Nous, a toujours été avec Duc sur Self-Organizing Team.

32:07

Moi, j'avais dit, je suis pas la manager, vous faites ce qui semble bon pour vous.

32:12

Donc, j'anime les rétrospectives, c'est pareil.

32:14

Les Viet, ils détestent les rétrospectives où tu tournes.

32:18

les les autres, etc.

32:19

Ils n'arrivent pas à bien s'exprimer.

32:22

Donc moi, j'avais pas mal vu de rétrospectives agiles, tu sais, avec des trucs, avec le bateau, l'encre, les magies.

32:30

Tu as un truc, c'était turn the table où c'est pas toi qui parles, tu pitches ce que ton pote, il a dit.

32:39

Et ça, c'est génial.

32:40

a turning the table, on l'a fait.

32:43

Il y avait plein de jeux comme ça et après il y avait des jeux de collaboration sur la plage, plus des trucs de collaboration en fait, de synchronisation où chacun met sa

32:55

contribution.

32:57

On a mis aussi des jeux un peu dans le sable et tout, tu vois.

33:02

Mais il y avait toujours un aspect one team.

33:09

Les jeux Agile, même sur les rétro, des fois j'ai l'impression qu'on essaie d'en imaginer un nouveau à chaque session.

33:17

Alors ça me rassure si on peut faire le même tout le temps.

33:21

Je sais à quoi m'attendre, j'ai le temps de réfléchir avant.

33:25

Mais j'ai l'impression qu'à un moment, faut tout le temps en imaginer un nouveau sinon on va s'ennuyer.

33:30

que le speedboat, fois qu'on l'a fait une fois, les gens ont envie de le refaire.

33:37

Ah ouais, justement, moi dans la rétrospective Agile, c'est eux qui décidaient.

33:43

Je leur disais, moi je vous propose un truc si vous le gardez pendant trois mois, puis si ça vous fait chier à moment donné.

33:50

Mais en fait, j'ai toujours été...

33:54

J'ai créé un environnement pour que l'Agile puisse naître.

34:02

Mais je n'ai jamais rien forcé aux équipes intuels, je n'aurais jamais dit il faire ça, il faire ça.

34:07

Je leur donnais des idées par rapport à mes observations.

34:12

Mais sinon, c'est eux qui décidaient vraiment.

34:14

Même pour te dire les user story, je les faisais à moitié.

34:18

Il y avait toute l'équipe.

34:19

Je les faisais à moitié, je faisais le plus gros des acceptance criteria.

34:24

Et puis je faisais des sessions, disais bon, qu'est vous en pensez ?

34:29

Et c'est eux qui venaient compléter les devs.

34:33

mais non, mais celui-là, le testeur, il me sortait toujours des trucs.

34:37

Et j'ai rentré le grooming de cette manière-là en faisant les acceptances critériales et en laissant de l'espace aussi pour qu'eux puissent dire, ma plus grosse victoire, a été

34:51

quand un dev m'a dit non.

34:52

Parce qu'ici, tu sais, il a pas le non.

34:56

C'est presque...

34:58

T'as quand même cette notion d'hierarchie, tu dis pas non.

35:00

Et un jour, il a un dev qui dit non, je suis pas d'accord.

35:04

Merci.

35:06

En vrai, c'est des choses que je vois en France aussi.

35:08

Quand j'étais patron de PME, les gens, ils n'osaient pas me dire non.

35:11

Et du coup, souvent, les alternants ou les alternantes, ce qu'on faisait, c'est que j'allais à Ikea, c'est moi qui avais la carte bleue, et je n'arrêtais pas de leur dire,

35:19

est-ce qu'on peut acheter ça ?

35:20

Est-ce qu'on peut acheter ça ?

35:20

Est-ce qu'on peut acheter ça ?

35:21

Normalement, en 10 minutes, elles m'ont dit non 15 fois.

35:24

Et une fois que ce truc-là, ce rituel-là, il est passé, après, elles comprennent qu'en fait, pour que je à l'aise, pour proposer des idées, il faut qu'on me dise non

35:33

régulièrement.

35:34

et que c'est pas parce que je suis le patron que les idées que je propose elles sont bonnes parce qu'en fait à la fin sinon on pourra pas...

35:39

on peut pas tout mettre dans le caddie tu vois.

35:42

Donc en vrai c'est quand même...

35:44

je sais pas si c'est que les vietnamiens mais en vrai en France c'est un peu pareil aussi.

35:48

Vite fait tu rentres dans un métro boulot dodo et puis le manager t'a tellement roulé dessus que bah à la fin t'as pu lui dire non ou tu te dis bah vas-y en fait tu plutôt

35:57

faire tout ce qu'il dit et puis dès qu'il a un truc qui va travers j'ai essayé de sa faute.

36:01

Tu vois.

36:02

Donc le...

36:03

Tout ça, fonctionne chez nous aussi.

36:05

Je ne pas si c'est quelque chose que pu ressentir.

36:09

Moi, je n'ai pas beaucoup bossé en France, mais effectivement, quand j'étais jeune, j'ai bossé deux ans chez GDF, c'était très politique, très hiérarchisé.

36:18

Moi, je sais aujourd'hui que je ne pas sûre que serais capable de bosser en France.

36:25

Les environnements sont complètement différents ici, mais ici, as une vraie...

36:29

Tu sais, c'est aussi ce que je fais parce que j'ai monté une non-profit sur tout ce qui est santé mentale, développement personnel.

36:37

Moi ça fait 13 ans que je suis ici, je le vois.

36:41

Les Vietnamiens, ont, par l'histoire du Vietnam aussi, beaucoup de non-dits dans les familles.

36:48

C'est des personnes qui ont vécu pendant trois générations sous le même toit, dans le langage, jeu n'existe pas, c'est plutôt la communauté.

36:56

Et en fait, ils ont énormément de difficultés à exprimer leurs émotions, à s'affirmer.

37:03

Ils ont une tendance à être...

37:06

à très en retrait et pas oser dire.

37:09

en fait, moi, ça m'a quand je suis arrivée, comme j'ai un caractère un peu straight forward, sans filtre, je dis ce que je pense, etc.

37:16

T'es incertisante.

37:18

Voilà, moi, j'ai complètement, je me suis dévouée pendant quatre ans à les faire grandir et justement en provoquant le truc, disant pourquoi tu me demandes, je sais pas.

37:32

Et en fait, ça a créé des, ça a réveillé des potentiels.

37:37

À la fin, t'as des gens de mon équipe qui sont devenus meilleurs ça, meilleurs ça dans les oeuvres de la boîte et puis même dans le taf.

37:47

J'ai une cliente chez Orange qui me contacte encore et qui dit je vais demander à Duc qu'on refasse le même projet ensemble, tu vois, parce que...

37:56

les équipes, ça a créé un contact, un lien.

38:03

Et donc...

38:04

dans les meetings, parce que c'est pareil, les meetings clients, le weekly meeting et la démo.

38:09

Moi, au début, j'y allais toute seule parce que c'était le process.

38:13

Et puis, d'un moment, je reviens voir mon équipe, dis non, mais la prochaine fois, venez avec moi parce que quand il faut se prendre des claques, suis toute seule.

38:25

Et quand c'est des compliments, vous ne les entendez pas et ça n'a pas le même poids.

38:30

Donc, j'ai commencé à leur dire déjà.

38:34

on va tous bosser au slide sur les slides en collabo.

38:37

chacun prend un slide et puis vous allez venir, vous allez écouter, vous allez voir que ce pas compliqué.

38:44

dis oui, mais on a peur de parler en anglais, elle va pas comprendre.

38:48

La cliente, tu vu son anglais, elle a un anglais cheater français.

38:52

lui dis franchement, pense qu'il a pas de problème les gars.

38:56

Et tout, tu vois, c'était tout pour avec cette hausse-humour pour qui se...

39:03

ils se détendent et qui dépassent ces blocages.

39:08

Des dramatisants.

39:11

Du coup, l'assertivité, penses que c'est ça que tu as développé chez eux ?

39:14

Tu as essayé de faire en sorte qu'ils développent leur assertivité.

39:16

Non, c'est de la confiance en soi.

39:18

C'est vraiment de la confiance en soi.

39:20

était...

39:21

Alors, tu sais, pour te dire en plus, moi, j'étais un peu le clown.

39:24

Je leur ai fait faire un alarm check.

39:28

Je leur ai fait faire un alarm check dans le bureau.

39:31

Comme ça, un jour, j'avais ramené des déguisements et puis on en parlait depuis longtemps.

39:35

Et puis à un moment, j'ai dit bon, allez, on le fait.

39:37

Duc, il est pas là, venez, on le fait.

39:39

Je pourrais te montrer.

39:40

Tu regardes la vidéo, est encore sur YouTube.

39:44

C'est...

39:45

Je la partage pas beaucoup parce que quand même c'est chaud.

39:50

il y a eu...

39:51

Ouais, on a créé un truc.

39:53

Et on avait l'espace aussi, Duc, il nous laissait faire.

39:58

Tant qu'on livrait les projets, c'est pour ça que je te dis que c'était un peu monter souris.

40:05

Voilà, c'est cool, elle est bien ton histoire.

40:07

?

40:07

Donc attends, le début c'est quoi ?

40:11

Non mais tu la raconteras pas deux fois.

40:14

T'arriveras pas à faire deux fois.

40:17

Non, non, non, c'est parce que j'ai parlé librement mais je m'en fiche.

40:23

...

40:25

Non, justement, c'est en vrai, t'as raison, c'est naturel.

40:28

Ouais, ouais, ouais, ouais, Et puis je te les ai faits avec le cœur, Je t'ai tout dit avec le cœur, donc il a pas de souci.

40:35

Mais non, non, mais c'est smart.

40:37

C'est très smart.

40:44

Bon cet épisode je l'ai appelé « Crise à l'île » parce que la crise à l'île c'est un état intermédiaire et j'aime bien.

40:52

C'est un peu violent pour certaines personnes ou pour d'autres.

40:56

Mais la façon dont Anaïs elle va se retirer pour donner de la place et elle décrit bien des...

41:04

Elle décrit des scènes d'inconfort où il a des gens qui sont plus ou moins à l'aise dans un changement de contexte, dans un nouveau contexte.

41:11

Mais même temps, elle croit profondément dans les personnes avec qui elle travaille.

41:18

Elle a vraiment envie qu'ils développent leur plein potentiel.

41:22

Et oui, ce qui est intéressant, que c'est un peu un vœu pieux.

41:27

C'est un saut de foi qu'elle fait.

41:31

Parce qu'elle l'a fait pour elle-même et d'autres gens l'ont fait pour elle-même.

41:37

Et on voit bien que cette histoire, en fait,

41:40

c'est un voyage du héros, c'est à qu'à la fin, l'histoire est transformée elle aussi, c'est à qu'elle a transformé ce qu'elle avait comme croyance et comme conviction en une

41:51

réalité et ça l'a changé elle aussi quoi.

41:54

Et donc c'est en ça que cette histoire est intéressante sous tout rapport.

41:59

Et oui vous aurez compris la conclusion que c'est un premier jet, c'est à qu'Anahi c'est en train de...

42:06

En fait en vrai elle m'a mis un tunnel de 40 minutes pour me dire l'histoire qu'elle voulait raconter.

42:09

Après j'avais prévu le temps pour le faire, je l'avais invité à le faire.

42:13

C'est à ça que ça ressemble en fait pendant 40 minutes, elle me dit l'histoire qu'elle doit raconter.

42:17

en fait elle l'a raconté de la bonne façon, il y avait pas mieux à faire en tout cas.

42:22

Donc encore merci aux invités qui prennent le temps de partager leurs histoires.

42:26

Je suis content d'avoir des histoires positives un petit peu parce que c'est vrai que comme on était parti sur une vibe assez négative sur les premiers épisodes, on a continué

42:32

l'assus à inspirer les...

42:34

Ça a libéré les paroles, ça a libéré la parole.

42:36

Donc n'hésitez pas à me contacter et me solliciter pour proposer d'autres histoires.

42:40

C'est possible que je vous donne un rendez-vous le mois prochain, plutôt que le mois ci, mais on continue de travailler, on continue de faire avancer et de faire vivre le podcast.

42:50

Et oui, j'ai vu que vous étiez content du rythme irrégulier, que vous étiez aussi dans une vibe à binge écouter tous les épisodes un par un.

42:59

Donc moi, ça me va.

43:01

En ce moment, les écoutes, tourne autour de...

43:05

environ les épisodes ils font 40 écoutes chacun et il a 100 à 150 personnes uniques qui écoutent le podcast chaque mois d'après OP3.

43:14

Je me demande si j'ai pas un peu foiré des stats en mettant un cache Cloudflare dessus.

43:20

Mais pourquoi pas.

43:21

tout cas, continuez à parler avec moi.

43:25

qu'en vrai, imaginez que ne que 40 personnes qui vous tenez le podcast.

43:29

J'ai carrément la bande passante pour gérer des DM avec 40 personnes sur mon LinkedIn.

43:33

Donc je suis content.

43:35

d'avoir vos retours, d'avoir vos idées, d'avoir vos idées d'invité.

43:38

Et à bientôt.