Les Datacentres dans l'espace c'est complètement stupide.
S02:E20

Les Datacentres dans l'espace c'est complètement stupide.

Episode description

Le vide ne refroidit pas. Il isole.

Je pensais qu’un datacenter dans l’espace serait plus facile à refroidir.

Après tout, dans l’espace, il fait froid.

Sauf que non.

Le vide ne refroidit pas. C’est même un excellent isolant.

Un datacenter transforme de l’électricité en calcul, puis en chaleur. Sur Terre, on évacue cette chaleur avec de l’air, de l’eau, des échangeurs et des infrastructures. En orbite, il faut surtout rayonner cette chaleur dans le vide.

Dans cet épisode solo, je pars du satellite datacenter AI1 de SpaceX pour parler de thermodynamique, d’orbite basse, de Starlink, de Dyson Sphere, de Halo et d’un sujet beaucoup plus politique : ce qui arrive à un bien commun quand une entreprise privée arrive la première.

Parce que l’espace paraît infini.

L’orbite basse, elle, ne l’est pas.

Chapitres

00:00 - C’est thermodynamiquement stupide 01:10 - SpaceX, IPO et satellite datacenter 01:52 - Le vide ne refroidit pas 03:15 - Pourquoi il faut des radiateurs dans l’espace 04:15 - Un GPU transforme l’électricité en chaleur 05:57 - Starlink et l’orbite basse 08:01 - Dyson Sphere : capter l’énergie d’une étoile 10:01 - Halo et les mégastructures de science-fiction 12:44 - Le fantasme du grand méchant industriel 13:05 - L’orbite basse comme infrastructure privée 14:06 - Le vrai sujet : chaleur, énergie et biens communs

Notes après enregistrement

Je reprends mes notes après l’enregistrement pour remettre les bons chiffres et les sources. Parce que forcément, comme je n’ai pas mis mon script par écrit, je ne retrouve pas les bons chiffres quand j’enregistre.

Vous inquiétez pas, ils sont pires.

SpaceX et valorisation

Reuters indiquait le 11 juin 2026 que SpaceX avait levé 75 milliards de dollars lors de son IPO, au prix de 135 dollars par action, pour une valorisation initiale de 1,77 trillion de dollars.

Quelques jours plus tard, Reuters évoquait une valeur de marché autour de 2,52 trillions de dollars.

Sources : https://www.reuters.com/world/musks-spacex-prices-record-75-billion-ipo-135-share-2026-06-11/

https://www.reuters.com/legal/transactional/spacex-shares-tumble-post-ipo-frenzy-loses-steam-2026-06-18/

Satellite AI1 de SpaceX

Dans l’épisode, je parle d’un satellite d’environ 250 mètres une fois déployé. Le bon ordre de grandeur public est plutôt :

  • environ 70 mètres d’envergure déployée ;
  • environ 20 mètres de hauteur une fois déployé ;
  • 150 kW de puissance de calcul en pic ;
  • 120 kW de puissance de calcul soutenue ;
  • environ 110 m² de radiateurs liquides déployables.

En vrai, j’avais peur d’un satellite futur avec 30 ou 50 m² de radiateurs.

L’enfer est déjà là : AI1 annonce 110 m² de radiateurs déployables.

Et 110 m², c’est très concret. C’est une bande de 100 mètres de long sur un peu plus d’un mètre de large.

Source : https://www.datacenterdynamics.com/en/news/spacex-details-ai1-satellite-data-center-claims-150kw-peak-compute/

Comparaison avec les serveurs IA au sol

Pour donner un ordre de grandeur, NVIDIA donne le DGX H100/H200 à 10,2 kW maximum.

Un serveur IA haut de gamme, c’est déjà l’équivalent d’un gros radiateur électrique. Un rack IA moderne peut monter beaucoup plus haut.

Source : https://docs.nvidia.com/dgx/dgxh100-user-guide/introduction-to-dgxh100.html

Starlink et orbite basse

Space.com indiquait qu’au 1er juin 2026, SpaceX avait déployé environ 10 413 satellites Starlink, dont 10 397 opérationnels.

Le suivi de Jonathan McDowell permet de consulter l’historique orbital des satellites Starlink.

Sources : https://www.space.com/spacex-starlink-satellites.html

https://planet4589.org/space/con/star/stats.html

SpaceX met la Terre à l’ombre

Je dis que SpaceX “met littéralement la Terre à l’ombre” avec un gigawatt de datacenters orbitaux.

On ne va pas vraiment mettre la Terre à l’ombre.

L’image sert à montrer l’absurdité d’échelle et la privatisation du bien commun.

La formulation plus juste serait :

on va pourrir l’orbite basse avec des infrastructures solaires orbitales, des systèmes de refroidissement, des radiateurs impossibles à maintenir, des risques orbitaux et des externalités sur un espace commun déjà très occupé.

On a déjà accepté Starlink.

Est-ce qu’on va accepter ça aussi ? Probablement.

Download transcript (.srt)
0:06

C'est complètement con de mettre des data centers dans l'espace.

0:12

C'est thermodynamiquement stupide.

0:19

Et pour autant, la valorisation à plus d'un milliard de dollars de SpaceX, elle est légitime.

0:29

Syniquement légitime.

0:32

Pas pour la valeur qu'elle construit, mais probablement pour la valeur qu'elle a détruit ou qu'elle va détruire.

0:37

Pour le bien commun qu'elle a capté.

0:41

Bref, c'est encore un épisode où on va parler d'actualité.

0:44

Je vais encore vous parler de science-fiction, parce que ça sert à lire l'actualité de nos jours.

0:49

de façon les puissants, parlent comme si ils étaient dans un bouquin de science-fiction, c'est pas pour rien, parce qu'ils l'ont lu aussi.

0:56

Et on parlera encore une fois de politique parce que la société est influencée par la tech, la tech influence la société et Paris influence le monde.

1:05

C'est ça le texte de base ?

1:07

Bon, je ne toujours pas rappeur.

1:09

Alors c'est parti.

1:10

Bon, l'actualité c'est quoi ?

1:13

SpaceX, bon, ils viennent de lever, enfin ils sont introduits en bourse et la société est valorisée à 1.7 milliards.

1:19

Je le suis pas vraiment sous les yeux, la valo elle est à...

1:26

Ouais, parisation trillonnaire, c'est ça qui important et elle va probablement aller plus loin encore parce que la valo est sûrement sous-côtée ou en tout cas l'enthousiasme est

1:34

largement supérieur.

1:38

Mais ce qui m'a intéressé, pas forcément ça, parce que on discuter des valos, des boîtes en bourse, en vrai si ça m'intéresse, je pourrais le faire.

1:45

ce que je trouve intéressant ici, c'est plutôt le fait qu'ils aient déployé leur premier satellite data center.

1:52

Donc c'est un satellite dans lequel il a une unité de calcul.

1:54

Ce n'est pas vraiment comparable à un data centre, plus la unité de calcul est plus comparable à ce qu'il a dans une grosse voiture.

2:00

Ce qui est intéressant aussi, c'est cette idée comme quoi dans l'espace, le vide gère la chaleur par lui-même.

2:10

Alors que pas du tout.

2:12

En fait, le vide, c'est affreux comme isolant parce que sur la Terre, la chaleur se dissipe parce que la chaleur se dissipe...

2:22

via convection, via conduction.

2:23

Donc la chaleur se dissipe en déplaçant la matière et en remettant à la place ensuite, en la remettant dans son état.

2:29

comme ça que l'onde se déplace.

2:30

Donc là, la chaleur, elle se déplace principalement dans l'atmosphère qui est un certain conducteur.

2:36

Elle se déplace également dans l'air d'une pièce qui n'est pas exactement l'atmosphère.

2:40

Elle peut se déplacer également dans la chaleur des matériaux, du métal, de l'aluminium.

2:45

Elle peut se déplacer également dans la...

2:47

Comment dire ?

2:48

Dans de l'eau.

2:49

Ça s'appelle le water cooling.

2:51

Ça, il en a dans les data centres, tout ça.

2:53

utilise beaucoup d'air quand même, des climatiseurs, des pompes à chaleur, des choses comme ça.

2:57

Tous ces éléments thermodynamiques là ne marchent pas dans l'espace parce que le vide, en fait, ne permet pas de la convection.

3:03

Le vide permet uniquement le déplacement de la lumière, qui est un déplacement d'énergie sans déplacement de matière pour le coup.

3:10

En tout cas, c'est les photons qui se déplacent.

3:14

Et surtout, alors ce qu'il faut bien comprendre, c'est que...

3:18

Sur Terre, quand on est touché par le soleil, le réchauffement du soleil, 90 % de l'énergie qu'on reçoit du soleil, c'est de la lumière visible.

3:27

L'infrarouge, c'est que quelques pourcents.

3:29

Mais quand ce satellite-là est arrivé dans l'espace, il a déployé un grand radiateur qui est caché derrière son panneau solaire parce que sinon il chaufferait au soleil.

3:37

Il a déployé un grand radiateur de 250 mètres de long.

3:41

250 mètres de long pour dissiper l'équivalent, donc je sais pas, quelques centaines de watts.

3:47

de chaleur, c'est déjà énorme comme empreinte.

3:51

Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ça passe pas dans la lumière visible.

3:54

Parce que sinon, on verrait les panneaux qui sont rouges.

3:56

Et s'ils sont rouges, c'est que déjà plusieurs centaines de degrés en fait.

3:59

Et le CPU a brûlé en fait, ou le GPU a brûlé.

4:03

Donc le panneau solaire, doit rester noir et tout se diffuse via la lumière infrarouge.

4:08

C'est vraiment moins efficace que la façon dont se diffuse la lumière dans l'espace normalement.

4:15

Si on fait les calculs pour avoir des ordres de grandeur, un gros serveur IA qui tient sur une demi-B, c'est généralement 15 kW.

4:23

D'ailleurs c'est un sujet parce que sur une B complète, il y a généralement 30 kW.

4:27

Et à dissiper la chaleur dans un data center de 30 kW par B, c'est super complexe, c'est un vrai challenge.

4:36

Donc un rack moderne, ça peut monter à 100 kWh.

4:41

Donc sur terre c'est déjà un sujet d'ingénierie parce que c'est une densité de chaleur parce que bon on dit donc les Arthur Mensch etc.

4:48

ils vont te dire que les GPU ça transforme l'énergie en token mais ça libère la même énergie en chaleur.

4:56

un processeur qui prend 70 watts en entrée d'électricité il va dissiper 70 watts en chaleur par derrière quoi.

5:04

une unité finalement un GPU de 15 kilowatts.

5:08

Si on le met dans l'espace, il faut mettre environ 30 m², probablement 50 m² parce qu'il a d'autres phénomènes physiques dans l'espace.

5:16

y a fait que la Terre reflète de la chaleur sur le radiateur de lui-même.

5:22

Donc il y a d'autres phénomènes physiques qui font que c'est encore pire, que ça marche encore moins bien que si ça marcherait sur le papier.

5:29

Donc on est plus autour de 50 m² quasiment pour un serveur.

5:35

Ça veut dire que si on veut mettre un data center gigawatt dans l'espace, il faut quasiment recouvrir la Terre de panneaux solaires, enfin il faut nous mettre à l'ombre.

5:43

C'est une éclipse permanente, une éclipse de...

5:46

pas de la taille du soleil mais de la taille de la planète.

5:49

Ce qu'on est en train de faire, éclipser notre planète au reste du monde.

5:52

On ne sait pas mais ça ressemble à ça.

5:54

Grosso modo ce qu'il faut imaginer c'est que ça ressemble à ça.

5:57

Donc le data center orbital, le plus simple c'est vraiment pas d'envoyer des GPU, le plus dur c'est de trouver de la place en orbite pour dissiper la chaleur.

6:07

Sachant que la place on a déjà bouffé pas mal et c'est là où Starlink ils sont pas malins, enfin ils sont pas bêtes, c'est que SpaceX a pas juste lancé un service d'internet par

6:18

satellite, c'est des milliers de satellites qui sont dans l'espace, en orbite basse en plus, et ils font coordonner toutes les trajectoires de ces satellites là.

6:26

Souvent ils font la queue, ils font la queue de tout, il y a une pollution lumineuse aussi pour les astronomes et pour pas mal d'autres systèmes qui observent le ciel.

6:35

il y a une grosse partie en plus des satellites là qui sortent de l'orbite ou qui redescendent sur Terre parce que c'est des parts acceptables.

6:42

manière générale, les satellites sont assez petits pour que dans une coiffe on en jette plein.

6:46

Alors vous remarquez déjà le sujet c'est que une coiffe de SpaceX ou d'un petit lanceur réutilisable, on a pu y mettre un satellite avec un GPU qui fait avec 250 mètres de

6:59

radiateur et il s'est déplié une fois sorti.

7:01

Vous voyez déjà que la taille des fusées pour jeter dans l'espace

7:06

ne serait-ce qu'un satellite de 30 m² qui se déplie, c'est plus du tout le même ordre de grandeur.

7:13

Les fusées, on a juste besoin d'avoir des big rocket launcher, des grosses fusées de Starlink.

7:22

Mais ouais, le truc qui est rigolo, c'est que SpaceX, ils ont surtout occupé l'espace.

7:26

Donc au sens terme, on peut avoir l'impression que l'espace est infini, mais l'orbite basse, elle, elle n'est pas infinie.

7:32

et SpaceX ils ont chopé toute la place et maintenant il discuter avec eux pour prendre de la place.

7:38

Pour l'instant, parce que ça se trouve à la prochaine guerre nucléaire, on va faire tomber la moitié des satellites l'orbite basse.

7:44

Mais ce qu'il faut comprendre c'est qu'il y a quand même pas mal de gens qui ont compris cette idée-là, les puissants du monde ont compris que ça fonctionnera pas en tout cas de

7:54

mettre des data centers en orbite.

7:57

Donc ils vont déjà nous parler de phénomènes qui viennent de la science-fiction.

8:01

Elon Musk cite souvent le fait qu'on capter la puissance de l'étoile, mais il a aussi Sam Altman qui a parlé de créer des Dyson sphères ou des Dyson ball.

8:13

alors, ces phénomènes-là datent des années 60.

8:16

Les Dyson sphères, c'est un auteur qui s'appelle Freeman Dyson.

8:20

D'ailleurs, il parlait plus lui d'un essaim que d'une coque parfaite, mais une Dyson sphère, ce serait une coque qui recouvre le soleil ou une étoile.

8:29

et qui capte vraiment toute l'énergie qui est produite par cette étoile là.

8:33

Donc dans les films de science fiction, vraiment, généralement quand il a une Dyson sphère, c'est plutôt un phénomène qui est en train d'étouffer, de tuer la planète entière,

8:44

enfin de tuer le système planétaire autour de l'étoile et les humains doivent intervenir pour arrêter ça avant la fin d'une civilisation ou quoi, tout comme ça.

8:53

Mais vraiment les Dyson sphères c'est un truc de méchant, c'est ce que ferait les réplicants Stargate ou un truc comme ça.

9:00

pas gentil, vraiment pas gentil.

9:03

y a un autre, dans les Dyson sphères, Dyson lui il parlait plutôt d'un essaim, d'avoir des espèces de rados spatiales qui sont en orbite et qui font une espèce de ville avec une

9:15

centrale solaire qui est face au soleil et la ville permet de vivre.

9:19

Mais déjà ce système là il a un problème, c'est qu'il faut dissiper la chaleur derrière.

9:23

Donc en gros, imaginez qu'on a des gros panneaux solaires, les humains qui vivent dans des systèmes derrière quoi, et derrière il faut encore un gros tas de radiateurs pour dissiper

9:32

toute la chaleur, parce qu'on a pris l'énergie du soleil, on l'a transformé, on doit la dissiper pour la rendre dans l'espace, faut que la lumière aille de l'autre côté quoi, en

9:41

quelque sorte.

9:42

En prenant ce qu'il nous faut au passage.

9:44

Un peu si vous voulez comme si l'énergie solaire c'était de l'eau qui coule, et que nous on faisait des barges de castor dessus.

9:50

Faire les barrages de Castor c'est relativement ok, mais essayer de tout capter, compliqué, vraiment compliqué.

10:01

Alors le phénomène moi que je trouve fascinant dans la science fiction c'est des halos.

10:06

Alors le halos, vous avez vu le jeu, enfin si vous connaissez le jeu, il a les livres aussi, c'est une licence qui appartient à Microsoft depuis plusieurs années.

10:13

En gros les halos c'est vraiment un anneau.

10:17

Donc il faut imaginer, alors le concept existait déjà en science fiction avant le jeu Halo, il faut imaginer qu'en gros on décide de s'installer dans un système planétaire, un

10:25

système solaire, où il n'y a pas la planète qui nous correspond à nous en tant qu'êtres humains.

10:30

Donc on va construire un anneau qui est à la bonne distance en termes de chaleur par rapport à l'étoile en question, et cet anneau il va faire le tour du soleil complet, une

10:39

révolution complète, et il va tourner sur lui-même, ce qui fait que par exemple si ta maison...

10:44

elle est au 1er janvier, elle va tourner, le lendemain sera le 2 janvier, etc.

10:48

Concept intéressant, toutefois intéressant.

10:52

Mais ce qu'il faut voir c'est que dans le jeu Halo, ou dans l'univers de Halo, les Halo généralement c'est une civilisation qui a disparu.

10:58

Parce que c'est vraiment déjà des masses de métal gigantesques, fascinantes en certes, mais c'est des situations qui sont devenues tellement grandes qu'elles étaient devenues...

11:09

Des fois il a des parasites dans Halo, ont des systèmes de parasites qui viennent les manger.

11:13

ou elles sont devenues juste trop grandes pour continuer à vivre, elles ont dû partir de là et prendre des modes de système de vie plus sustainable.

11:22

Mais généralement, c'est un vestige, les halos, il y a plein de pièges partout, c'est un enfer.

11:29

Mais il bien comprendre, genre la science fiction, que ce soit les Dyson sphères ou les halos, ce pas les gentils qui font ça, c'est vraiment pas bien.

11:36

Ce qui est intéressant dans ce halo aussi, c'est qu'on arrive dans cette planète là à voir la surface au sol.

11:44

de 100 fois, 1000 fois ce qu'il aurait eu sur les planètes de ce système solaire.

11:47

Alors il bien voir aussi que ça déséquilibre l'équilibre gravitationnel, c'est à que la place des planètes aujourd'hui dans le système solaire, elle est logique.

11:58

Il y vraiment des niveaux d'énergie, c'est à dire que vraiment c'est équilibré chaque astre, influence l'un par rapport à l'autre.

12:06

Et d'ailleurs, coup, si on enlevait, je ne sais pas si vous enleviez une planète,

12:11

En fait ça désaxerait tout le reste ou alors la planète reviendrait forcément à la place où elle était avant.

12:17

Donc il bien comprendre que si on rajoute une masse de la taille d'un halo ou d'une Dyson sphère, ça déséquilibre l'équilibre gravitationnel du système solaire.

12:27

Mais en même temps, si on ramène autant de masse que ça pour faire un énorme truc, faut le prendre d'une planète.

12:33

Donc si ça vient pas de la masse des planètes du système solaire,

12:38

On est allé les chercher dans un autre système solaire pour les ramener ici.

12:42

Bon on est parti trop loin.

12:44

Moi ce que je voulais dire ici, le plus important c'est que vraiment c'est un truc de grand méchant d'essayer de capter toute la valeur du soleil, de capter toute l'énergie

12:54

qu'il autour d'une planète.

12:55

C'est vraiment un truc de grand méchant.

12:59

Et le Musk c'est vraiment grand méchant en fait.

13:02

C'est ça qui est fascinant.

13:05

Le fait est que la valeur d'un triâtre de SpaceX elle est justifiée par le fait qu'il a réussi à privatiser l'espace.

13:12

L'espace c'était un bien commun qui était non gouverné, on s'était pas mis d'accord pour le partager correctement entre les humains sur la terre, les états comme vous voulez.

13:22

Et lui il a tout pris.

13:23

Et nous en tant que société on a trouvé que c'était ok.

13:28

En fait il en a mis un, puis deux, puis trois, puis en fait on avait internet en reneuquant ça.

13:35

Je pose la question, est-ce que c'est vraiment ça qu'on a envie d'accepter en tant que société ?

13:41

En c'est ça qu'on a accepté en tant que société.

13:47

C'est ça, transformer l'orbite basse en infrastructure stratégique privée.

13:53

le prête aux Ukrainiens quand ils vont le joindre, puis ensuite il dit je vous le renlève si vous ne me donnez pas plus un milliard.

13:59

Négociation de dealers de drogue quoi.

14:06

Bref, vraiment le truc qui m'a déclenché le podcast, c'est de réfléchir à ça.

14:13

On se disait que le vide c'est un...

14:15

C'est un très bon isolant, c'est pour ça d'ailleurs que la laine de verre, isole mieux que la pierre par exemple, parce que c'est vide en fait.

14:23

Et du coup c'est complètement con de mettre des satellites dans l'espace, vouloir mettre des datations dans l'espace.

14:30

pas forcément besoin de creuser ce sujet là dans un autre épisode.

14:35

en tout cas, vous dire que, pour vous donner des nouvelles en ce moment, ça bosse pas mal.

14:41

Je n'ai pas trop le temps de faire les podcasts.

14:43

Celui-là, j'ai essayé de l'enregistrer sur mon smartphone ce matin pour voir à quoi ça ressemble.

14:46

Ça m'a permis de le dire une fois et de vérifier ce qui marche ou ce qui ne pas.

14:51

C'est un peu la première fois que je teste de le faire en deux prises.

14:55

Qu'est que je peux vous dire d'autre ?

14:57

C'est que ça va bientôt être les vacances et les vacances moi je travaille moins mais je passe du temps avec mon fils.

15:03

Donc vous attendez pas à 15 000 podcasts pendant les vacances et je vais probablement recharbonner comme un charbonneur en septembre.

15:10

Donc je vais pas faire une grosse saison.

15:14

j'ai envie faire une...

15:15

J'ai envie à un moment...

15:16

Finalement on est déjà rentrés dans une troisième saison où je fais des podcasts solo et j'assume une position d'auteur.

15:21

D'ailleurs merci pour les commentaires, merci pour les gens qui ont fait ce genre de retour.

15:27

Les gens venaient écouter le podcast pour moi, j'espère que vous n'êtes pas déçus.

15:31

Je suis content de la ligne, finalement aussi, sur les 4, 5, 6 derniers épiloges, je content de la ligne.

15:36

Il a toujours des gens qui écoutent ce contenu-là, donc vous êtes, grosso modo, entre 60 et 120 personnes à écouter le podcast dans cette forme-là.

15:44

Donc franchement, vous êtes motivés.

15:46

Merci encore de cette attention.

15:49

Et oui, il y aura des nouveaux formats, mais franchement...

15:51

plus tard parce que là pour l'instant j'ai l'occasion de travailler beaucoup pour mettre de l'argent de côté et ben je vais en profiter et ça servira à financer des podcasts plus

16:01

intéressants plus tard.

16:02

Est-ce que c'est pas cool ça ?

16:04

Moi je trouve que c'est très raisonnable.

16:06

Aujourd'hui c'est ça le concept, mon moto de vie.

16:11

C'est que tant qu'on a la chance de bosser sur des projets intéressants et de gagner des sous, et ben on le fait.

16:18

Et puis quand on aura moins cette chance là, on utilisera les sous et le temps pour faire des choses qui servent à la communauté, qui sont utiles.

16:26

Donc voilà, un peu dans le sens, mais dans l'ensemble, je suis content de enregistrer ce podcast là maintenant.

16:32

Je vais faire un petit montage rapidement et puis je le mets en ligne tout de suite.

16:35

Merci beaucoup.

16:37

Et le stop.