CHARBON - Les petits de Douai qui travaillent avec INTEL et AMD
S03:E02

CHARBON - Les petits de Douai qui travaillent avec INTEL et AMD

Episode description

OCCT, c’est le logiciel qui pousse les processeurs et les cartes graphiques jusqu’à leurs limites pour vérifier qu’ils tiendront vraiment.

Derrière cet outil bien connu des geeks, il y a Adrien Mercier. Il l’a créé lorsqu’il était étudiant et l’a développé le soir pendant dix-sept ans avant de fonder OCBase. Aujourd’hui, une équipe de huit personnes travaille depuis Douai et Taïwan avec des acteurs comme Intel, AMD ou la NASA.

Adrien raconte le million de téléchargements de la première année, le passage du projet étudiant à l’entreprise, puis le Computex de Taipei qui a tout fait basculer. Il parle aussi d’un Threadripper reçu après une rencontre improbable, de cartes graphiques qu’on peut faire chanter, de logiciel gratuit, d’enshittification et de processeurs testés avant même leur sortie.

On termine sur la communauté qui a façonné OCCT, le build in public et les limites de l’IA lorsqu’elle s’attaque au code système.

Charbon est le format de Pas de charbon, pas de wafer consacré aux récits de travail.

Ressources

OCCT : https://www.ocbase.com/

Télécharger OCCT : https://www.ocbase.com/download

Adrien Mercier : https://fr.linkedin.com/in/adrien-mercier-159560195

La démonstration des cartes graphiques qui chantent : https://www.ocbase.com/misc/coil.whine.mp4

Présentation d’OCCT : https://www.youtube.com/watch?v=NbS62cjn6wc

L’enshittification, par Cory Doctorow : https://pluralistic.net/2022/11/28/enshittification/

« Le sachiez-vous : OCCT est français » : https://hardwareand.co/actualites/breves/le-sachiez-vous-occt-est-francais

Entretien, réalisation et montage : Damien Cavaillès.

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Bienvenue dans la saison trois de

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Pas de charbon, pas de wafer.

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C'est un épisode Charbon.

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Avec Adrien Mercier, c'est le fondateur d'OCBase,

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et le créateur du logiciel OCCT.

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Et vous allez voir qu'il m'a reçu chez lui, dans son bureau à Douai.

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Ce format, il a pour but de mettre en valeur

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le travail des gens qui travaillent dans la tech.

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Parce que les wafers, les galettes de silicium,

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servent à rien si on n'est pas là pour les mettre en mouvement, les mettre en vie.

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Et aujourd'hui, on va parler d'une communauté

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de professionnels qui travaillent directement au contact du wafer.

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On va parler de ceux qui conçoivent les machines

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qui les poussent dans leurs retranchements.

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Vous allez voir qu'Adrien, il a travaillé beaucoup,

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avec des overclockers notamment.

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Eh bien, cet épisode, il est essentiel parce qu'il rend visible tout

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un tas de travail qui se fait principalement à Taïwan.

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Pour le coup, et qu'on connaît pas très bien.

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Merci Adrien pour ça.

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créé il y a très longtemps, on a été créé il y a 23 ans,

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donc on est venu du monde de l'overclocking.

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Le en fait, c'était pour dire j'overclocke mon processeur

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et je vérifie ce qui va encore, qui va encore tourner correctement

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après mes modifs plutôt que d'attendre qu'il fasse un écran bleu dans ton

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dans ton jeu préféré, quand tu es devant le dernier boss, quand tu es devant Onyxia

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quoi tu vas devoir craft.

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Enfin voilà, on est en plein. Le boss de World of Warcraft. OK

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je l'avais pas, non j'arrivais pas.

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À y aller.

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Joueur de World of Warcraft comme beaucoup. D'accord.

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Et donc c'était c'était vraiment le but.

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Mais le logiciel a lui grandi au fil des années.

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Déjà, on a eu une forte audience parce que la première année,

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alors que j'étais étudiant, on a eu 1 million de téléchargements.

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Je le savais même pas.

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Je l'ai su quand je me suis fait engueuler par OVH

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parce que j'avais pété

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la bande passante de leur de leur hébergement gratuit à l'époque et

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Et j'ai maintenu ça le soir pour m'amuser pendant 17 ans.

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Et au bout de 17 ans, un peu après le Covid,

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j'ai eu l'occasion de pouvoir partir de mon de mon boulot

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avec des bonnes conditions Je me suis dit allez, on y va !

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J'ai créé OCBase et le but c'était de me lancer en artisan dans mon grenier

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pour travailler sur l'outil à plein temps et d'en vivre.

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À ce moment-là

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Tu as déjà des millions de téléchargements par mois ?

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J'ai.

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Alors à l'époque, on a 5 millions de téléchargements par an

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et on a on a des licences personnelles qui rapportent à l'époque, pas,

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pas des masses, on est sur, on est sur quelques centaines

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d'euros par mois, et c'est un vrai pari, en fait,

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et des pros qui viennent et qui demandent des licences.

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Donc là je me dis, il y a peut-être quelque chose à faire

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parce que c'est des grands noms, on travaille avec des grands noms,

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même si on est une petite boîte, une petite boîte

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et et je me dis il y a quelque chose à faire.

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Donc je me dis allez, on va tenter.

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Après tout, faire payer les pros, ça a toujours été l'idée

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de la société faire payer les pros, ne pas faire payer les particuliers.

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Tu fais payer ceux qui font de l'argent avec ton outil.

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Notre but c'est d'être utile au plus grand nombre.

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Et ça c'est écrit noir sur blanc dans les valeurs de la boîte,

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c'est d'être utile au plus grand nombre et donc du coup d'être gratuit.

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Surtout qu'en plus on se trouve dans des dans des pays comme

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des pays du tiers monde, des fois où ils ont pas forcément même 4 €.

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Pour eux c'est le Pérou quoi.

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Donc Alors au début je m'étais dit je vais avoir les fabricants de matériel,

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je vais avoir les fabricants de processeurs,

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les assembleurs, les LDLC en France, tu vois

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les les vraiment ceux qui assemblent le matériel.

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Et là je me suis trompé parce qu'en fait on est utilisé par énormément de monde

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et j'anticipais pas

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que c'était possible, du genre où on est présent dans le médical.

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Pourquoi ?

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Parce qu'un scanner dans un hôpital, c'est piloté par un PC.

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Il ne faut pas que le truc il tombe, il tombe en panne.

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Quand tu es dans la grosse machine et qui fait tout, tout.

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Enfin tu. Vois.

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On est utilisé dans l'aviation parce qu'il y a des PC

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embarqués dans les avions, on est utilisé dans l'armée, dans la Navy.

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on a un client

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qui tire avec des lasers sur des poissons en Norvège pour les soigner

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et donc il met des PC, c'est des sortes de barils avec un PC dedans.

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Et puis il y a des fusils laser un peu à la Star Wars.

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J'imagine ça comme ça sur les côtés

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et dès qu'ils voient un poisson avec un parasite piou.

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Et donc le PC, il faut qu'il tourne dedans parce que tu ne vas pas aller sortir

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le truc de la flotte pour le

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pour le bidouiller, ça coûte, ça coûte super cher, c'est beaucoup de temps.

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Voilà, donc il veut vérifier avant.

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Et donc il y a énormément d'endroits où on a besoin de nous

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et c'était assez surprenant.

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Et c'est quelque chose que j'ai pas, que j'ai pas anticipé.

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Et au bout de deux ans de la société, j'avais atteint mon objectif

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donc j'étais super content et mais j'étais submergé par le travail.

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Et là j'ai eu un choix soit je continue comme ça, je vis ma vie

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super bien et je commence à dire non à plein de choses soit

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des clients, des projets, ce genre de chose quoi.

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Donc soit je me dis je vis l'aventure jusqu'au bout

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et je me transforme de développeur, de geek et je crée une boîte.

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J'étais déjà une boîte

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mais je commence à embaucher, on commence à changer de dimension.

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Donc c'est ce que j'ai fait.

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Et bon Dieu qu'est-ce que je regrette pas ce choix-là quoi.

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Et les gens, qui

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exactement ?

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Et donc du coup on recrute.

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Alors c'est étrange, mais nous une des questions

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les plus importantes quand on recrute, nous c'est un gamer par exemple

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ou tu es un overclocker, tu vois, on demande à quoi tu joues.

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Alors tu peux me répondre que tu joues à Fortnite, Pas grave, mais

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tu me réponds que tu joues à World of Warcraft ou que tu joues, que tu joues

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à un FF, c'est mieux.

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NieR: Automata c'est encore mieux.

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Mais tu vois, il y a.

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Des beaux jeux en vrai, ça ouais.

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On recrute, on recrute vraiment des joueurs, des gamers et

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et c'est des gens qui la plupart du temps nous connaissent avant de venir.

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Donc déjà la plupart du temps, quand on reçoit quelqu'un ici

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pour pour un entretien, c'est mais qu'est-ce que vous foutez là les gars ?

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Tout le monde pense qu'on est américain parce qu'on a toujours communiqué

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en anglais, mais j'ai toujours communiqué en anglais et tout, donc les gens pensent

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qu'on est américain maintenant on est on est français et et donc

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on a recruté, on a on a grandi.

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Et le moment qui a défini la société, le moment le plus important,

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là où il y a vraiment eu un truc charnière, c'est le Computex

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Alors le Computex, pour ceux qui connaissent pas, c'est

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le plus grand salon tech mondial.

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Il est à Taïwan, il se fait une fois par an, environ de mai, juin et et voilà.

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Donc il y avait, je me souviens, il y avait Loïc avec nous.

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À l'époque, on était dans des tout petits locaux.

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Par rapport.

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Parce qu'il

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y a le MWC, c'est quasiment que du mobile ou des ou des appareils complets quoi.

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C'est électronique.

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Là c'est vraiment les nouveautés, les nouveautés matos,

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tu as tu as les stands Intel,

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AMD Alors maintenant c'est très tourné, il y a.

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Taïwan, c'est c'est le pays où il y a toutes les fonderies, donc forcément

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orienté.

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Les fabricants de cartes mères sont là-bas, tous les TSMC

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est là-bas. Enfin voilà, on est vraiment.

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C'est un peu la Mecque.

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La nouvelle génération quoi. Ouais, les nouvelles générations.

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Et donc on s'était dit avec Loïc en octobre bon, on va s'inscrire,

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on va essayer d'avoir un stand. Mais on n'y croyait pas.

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On était là en mode YOLO, on était en mode YOLO yolo.

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Sur le site, on s'est inscrit les réponses c'était fin décembre.

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Fin décembre, rien du tout.

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Bon bah merde, on a joué, on a perdu.

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Bon ben voilà, on était content, on a rigolé.

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Arrive début mars, je reçois un mail Welcome to Taipei.

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OK Et donc je le montre à Loïc.

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On était dans. Les anciens bureaux.

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Il se met à sauter de joie autour du autour.

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Du. Tour du bureau. Il est tellement content et tout.

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Il s'arrête, il me regarde et il me fait mais comment on va faire ?

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Parce qu'à l'époque on était on était quatre.

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Ouais, j'avais un employé, il y avait un stagiaire et une alternante.

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On était là à quatre.

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On se dit Merde, il faut qu'on ait un stand,

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il faut qu'on le

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fasse construire, il faut qu'on dégage les fonds parce que c'est quand même

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enfin, c'est l'autre bout du monde, c'est un stand.

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Il y avait un budget à dégager.

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Donc le ticket, le salon, il prend un ticket quand même, on prend un ticket.

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Et. Après tu. Payes le constructeur pour te construire le truc.

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Après tu dois payer l'électricité.

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Enfin c'est toute une logistique que moi je connaissais.

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Pas sur un salon.

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Alors je sais pas c'est quoi la taille du stand,

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mais les stands sur lesquels j'ai travaillé moi c'était facilement.

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Si tu le fais avec de l'OSB,

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Ça fait 1500 mais normalement tu es quand même plutôt à 15 000 quoi.

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Ouais bah voilà, c'est un peu ça.

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Là c'était ouais, c'était le stand.

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Le stand c'était oui, c'était dans ces eaux là.

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Donc nous on n'avait pas un gros chiffre d'affaires à l'époque.

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On s'est dit comment on va faire ?

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Bon bah du coup j'ai dit :

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Loïc, Ouais, mais on s'y est inscrit, c'était pas pour faire semblant,

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c'est qu'on a décidé d'y aller, donc on ne va pas commencer à changer d'avis.

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On y va, point.

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Toi tu t'occupes du stand,

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moi je m'occupe des finances et puis on va essayer de se débrouiller.

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Donc là, ça a été la découverte

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de faut trouver un constructeur de stand,

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On avait deux mois, les autres ont eu six, nous on a eu deux.

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Donc trouver un constructeur de stand, causer avec lui en anglais

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mais en Google trad sur un mail Gmail parce que là-bas c'est répandu

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d'avoir un mail pro sur Gmail tu vois, donc faut pas avoir peur.

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Nous on avait l'impression de se faire scammer mais non, c'était normal,

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l'hébergement, l'avion, le machin et tout, on a bien galéré,

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on a couru partout pendant deux mois trouver des financements, on l'a fait,

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on y est, Allez, on y est allé

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et on a donc première fois à Taipei.

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Voilà, première fois là-bas, Nous on débarque.

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Moi je me rends pas compte, enfin j'imagine.

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C'est une ville hyper moderne de manière générale, c'est.

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Une ville extrêmement urbaine, posée au milieu de la jungle.

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Donc en gros, moi je la vois vraiment comme ça,

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c'est tu arrives là-bas déjà, il fait 34 degrés, ok,

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mais il y a 100 pour 100 d'humidité

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quoi, tu es, tu es dans la jungle, Enfin c'est vraiment ça.

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Et donc de manière générale, Taïwan c'est une île, C'est une île quoi.

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Ouais, c'est une île forestière, il y a des montagnes.

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Je crois que ça culmine quand même à 1500 mètres

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et et c'est Ouais, enfin moi,

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la partie où est hyper en tout cas, moi je vois ça autour, c'est la jungle.

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Donc du coup, c'est ouais, c'est un climat extrêmement tropical.

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Et nous on arrive là-bas, on avait dégoté des PC quand même, amené

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des PC à Taïwan pour faire les démos, tu vas pas prendre juste ton portable.

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On avait un grand stand en plus, on était bien placé,

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on était dans le bâtiment principal, on était à côté de l'allée centrale.

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On a bénéficié d'un désistement donc on était bien et on ne connaissait

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personne.

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Mais alors quand je dis personne, personne.

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On arrive là-bas, on prépare le stand, on ouvre et là il y a des gens

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qui débarquent, qui ne savaient pas qu'on était là quoi donc ?

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Mais il y a eu énormément de monde qui est passé à notre surprise

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et c'était genre et qu'est-ce que vous foutez là les gars ?

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Mais c'est vous qui faites le logiciel OCCT ?

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Quoi, Vous êtes qui ?

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Parce qu'on sortait de notre boîte, on avait jamais,

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on n'avait jamais fait de salon, on n'avait jamais fait

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d'événement, on était présent nulle part, donc les gens nous découvraient.

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Et on a eu toute la population des overclockers,

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des bidouilleurs qui faisaient un concours d'overclocking sur le stand G.SKILL,

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qui passaient leur temps à venir à notre stand et à et à venir

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nous voir et à nous demander de quoi on avait besoin.

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Et ils passaient leur temps à venir me

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voir et me dire Adrien, allez viens, je vais te présenter machin de ASUS,

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viens je vais te présenter Bidule de MSI, Viens je te présente.

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J'étais là. Mais Mais pourquoi vous faites ça les gars ?

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Vous êtes mes VRP, qu'est-ce qui se passe ?

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Et le mec il me répond tout naturellement

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Mais attends, ça fait 20 ans que tu nous aides

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avec ton logiciel gratuit, évidemment qu'on va t'aider.

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Et moi j'étais là, j'ai découvert ça, enfin j'étais, j'étais fou.

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Du coup, tu as finalement rentabilisé le salon ?

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C'est que des prospects finalement, Tous les exposants.

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Tous les exposants étaient nos prospects.

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Les gens dans les allées, C'était des monteurs, c'était des pros.

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Parce qu'il y a trois jours réservés aux pros.

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Il y a un jour ouvert aux particuliers.

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Donc les trois premiers jours, ouais,

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c'était que des pros qui nous découvraient et Et ça a été dingue.

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Même moi, je me balade dans le salon.

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À un moment lors de ma pause, je vois Steve de Gamers Nexus,

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Combien de millions d'abonnés,

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mais on va dire quatre ou cinq millions d'abonnés YouTubeur et tout.

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J'attends qu'il ait fini, il vient me voir,

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il me voit dans le public pendant qu'il est en train

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d'enregistrer son truc, il vient me voir à la fin, il me fait.

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C'est

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moi qui dois dire ça, mais qui était là,

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Je sais pas quel genre connaissait déjà.

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Lui il me connaissait, il a reconnu mon visage.

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Après il y avait effectivement on avait le tee-shirt avec le logo quand même.

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Mais mais ouais, les gens, les gens nous reconnaissaient dans les couloirs.

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Il y a un Japonais qui a demandé des selfies.

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Est-ce que tu faisais déjà

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les lives ici ?

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On n'avait pas encore les locaux, ici, on avait fait deux ou trois

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vidéos YouTube, mais on avait une chaîne confidentielle,

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on avait un millier de vues, on n'avait pas.

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C'est pas notre but de faire beaucoup de vues non plus,

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donc on met pas l'accent dessus et et c'était dingue, c'était dingue.

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Et je me souviens même ça c'est un truc.

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C'était le troisième jour, on voit un indien qui passe dans le couloir,

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qui était dans ses pensées sur son téléphone.

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Il s'arrête devant notre stand, il regarde son téléphone mais il bloque.

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Il regarde le logo,

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Il nous regarde, nous regarde le logo et il vient et fait :

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How you doing ?

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Il fait un gros câlin et tout on était là.

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OK, c'est un ingénieur processeur de chez AMD, un designer CPU

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en disant putain je suis trop content de vous voir et tout.

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Ce que lui il utilise. Le logiciel.

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Utilise le logiciel depuis quinze ans, il était ravi de nous voir et tout.

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Ils nous ont envoyé un processeur suite au truc.

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Il a proposé d'envoyer un proco.

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On a eu un Threadripper, on était dans la merde

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parce que la carte mère elle valait 3000 balles.

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J'avais pas les moyens d'acheter la carte mère donc.

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Mais ça a été fou.

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Et en fait, ça a été le point de départ d'un gros point de départ

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vis-à-vis des pros, parce que ça a montré qu'on était là,

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qu'on existait et ça nous a donné tous les contacts,

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tous les gens qui ont réalisé qu'on existait.

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Puis finalement on pouvait parler, on était, on était accessible, on causait,

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on était, on était sympa et Et ça a vraiment,

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ça a vraiment fait basculer la société dans ce qu'elle est aujourd'hui.

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Une petite boîte encore de huit personnes, mais mais qui vit bien

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et qui est encore, qui est 100 % dans ces valeurs ?

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Ouais, 100 % dans ces valeurs.

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La valeur, ça reste d'être utile au plus grand nombre, être.

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Utile au plus grand nombre, c'est la première, la première valeur.

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La deuxième valeur, c'est de dire je reprends un peu

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celle que je regrette, que Google ait abandonnée, c'est « Don't be evil ».

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Après, je peux comprendre pourquoi ils l'ont abandonnée.

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Bah oui, parce que maintenant voilà, on est bien d'accord, mais

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là c'est vraiment c'est vraiment le but de la boîte quoi.

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Alors après, effectivement, il y a des il y a des moments où on doit faire des.

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On doit prendre des décisions qui, moi, me font pas plaisir.

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Du coup, tu accepterais, j'imagine les militaires ou l'armement, ils ont.

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Ils peuvent avoir besoin de tester la stabilité d'un système.

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Alors nous, on est vraiment la Suisse.

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on travaille avec tout le monde, on a des personnes avec qui on peut

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pas travailler, à notre grand dam, parce qu'on est très populaire en Russie.

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On fait zéro business avec la Russie par rapport à ce qui se passe,

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par rapport aux législations.

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Nous, on suit la législation à la lettre, par contre, ça me fait chier

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parce que les Russes, c'est des monteurs de PC russes, c'est des copains,

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Il y a des gens

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avec qui j'ai travaillé depuis dix ans et j'ai dû arrêter de travailler avec eux.

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Mais oui, on est sur.

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Du coup on.

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Je sais pas, mais je ne vais pas les embêter.

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Parce que dans l'absolu, la version gratuite

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et la version payante c'est la même.

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C'est juste la finalité qui justifie.

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On a énormément de fonctions dédiées aux pros, notamment monteurs,

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qui font que notre version, notre version entreprise a de l'intérêt.

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On automatise complètement le logiciel, on a une version en ligne de commande,

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tu peux enchaîner les tests automatiquement,

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Tu as un rapport détaillé, tu peux faire ton rapport en ligne,

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tu peux comparer des rapports, tu peux savoir si ton PC est prêt à être envoyé

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ou pas. Et tu peux faire du diagnostic à distance.

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Donc on a toute une toute une un pan de fonctionnalités

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pour que les pros prennent ces versions-là et c'est des diagnostics à distance

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pour un particulier.

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Tu vas peut-être faire ça une fois avec ton père

15:50

quand il t'appelle, quand l'imprimante marche plus,

15:52

mais tu le fais tout aussi bien avec TeamViewer, une première fois

15:55

donc pour une seule fois dans l'année, donc ça va très bien,

15:59

mais donc c'est des fonctionnalités qui les intéressent pas

16:01

et on essaye d'être le plus complet pour les particuliers possible.

16:05

Le problème étant que à partir du moment

16:07

où tu as une version gratuite, les pros utilisent la version gratuite

16:11

et derrière ne payent pas et en abusent largement.

16:15

Ouais Donc ça c'est le revers de la médaille, tant pis.

16:18

Voilà ce qui explique des fois certaines décisions.

16:20

Comme on vient de passer six mois de dev sur une nouvelle fonctionnalité,

16:23

on est obligé de la mettre derrière une licence pendant quelque temps

16:27

avant de pouvoir la mettre dispo pour tout le monde.

16:29

Donc il y a des moments où on est obligé de transiger un peu avec ça.

16:32

Mais le gros avantage qu'on a, c'est qu'on n'a pas d'investisseurs.

16:35

Il y a personne qui nous dit ce qu'on doit faire.

16:38

Du coup, je suis le gardien, finalement de l'esprit du logiciel et et je fais

16:43

extrêmement gaffe à ça, c'est de pas partir dans l'enshittification,

16:47

quoi.

16:47

L'enshittification.

16:48

Je l'ai pas.

16:50

C'est

16:52

quelque chose qui démarre qui est super bien, tout le monde adore et tout.

16:54

Et puis petit à petit l'argent vient corrompre et ça devient de la merde.

16:58

C'est le processus qui transforme quelque chose

16:59

de bien en quelque chose de merdique.

17:01

Je comprends, mais le.

17:06

Je cherche à.

17:08

Je me rends compte que c'est Threadripper.

17:10

Je connaissais les Threadripper, c'est une catégorie de chez AMD

17:14

et en fait j'avais compris. Fred Ripper.

17:15

Je sais qui. Fred Ripper ?

17:18

Non, c'est pas un film.

17:19

D'horreur, c'est pas Freddy, c'est ça ?

17:22

Et donc du coup,

17:24

du coup du coup, oui, je fais extrêmement attention, attention à ça.

17:28

Et pour l'instant ça marche plutôt bien.

17:33

Je pense qu'on pourrait prendre des décisions

17:36

qui nous permettraient de faire du cash rapidement

17:38

et puis derrière, mais on se prendrait la commu en face donc je les fais pas.

17:41

Et on fait aussi des projets, Ça nous permet aussi le fait

17:44

d'avoir tout le contrôle, de faire des trucs

17:45

qui n'ont rigoureusement pas de sens, mais juste pour le fun.

17:48

Typiquement, on fait chanter des cartes graphiques.

17:51

Ouais, avec le ventilateur.

17:54

Non avec les bobines,

17:57

parce qu'on est capable de changer la charge sur la carte

17:59

graphique et donc du coup, ça fait vibrer les bobines à des fréquences différentes.

18:03

Donc audiblement, tu entends un grésillement

18:05

avec des fréquences différentes et on s'est dit tiens,

18:07

on va pouvoir faire chanter une carte graphique, ce qui est juste pour le fun.

18:11

Donc on a pris.

18:13

Tu connais le mème Spinning Cat ? OIIA

18:17

OIIA.

18:18

Voilà, on l'a fait, On l'a fait avec la carte graphique.

18:21

Tu as un mode ?

18:22

Oui, on a le thème de Tetris.

18:25

OK, on a on a tout ça dans l'outil.

18:28

Et ça, ça n'a strictement aucun sens.

18:29

Mais est-ce qu'on s'est marré ?

18:32

On était là en train de développer, on lance le truc,

18:34

on colle notre oreille à la carte pour voir si ça fait du.

18:36

Bruit, ça me fait penser à ces gens sur la route

18:38

qui ont fait des rainures, qui font de la musique.

18:40

Oui, c'est quand tu touches la bordure.

18:42

Mais en fait si on fait.

18:43

Voilà, tu pourrais faire, tu pourrais faire de la musique

18:46

avec, avec la hauteur des petites, des petites bosses et tout.

18:49

Il y a deux ou trois endroits dans le monde. Deux ou trois.

18:51

Ouais, ouais. Et notamment, il y en a.

18:53

Il y en a un qui est drôle en Californie parce qu'il chante faux.

18:55

Et la seule raison à ça, c'est que le mec

18:58

qui a fait en gros la longueur d'onde, c'est la distance entre les bâtons

19:02

et donc le mec fait les calculs juste, mais en fait il leur dit

19:05

il faut qu'il y ait dix dix centimètres d'écart entre deux bâtons.

19:08

Il leur a expliqué que c'était entre le début des deux bâtons.

19:11

Donc les mecs ils ont fait le sillon et ont fait dix centimètres d'écart

19:14

après le sillon.

19:16

Oui, d'accord. Et donc du coup la

19:19

route dessus, elle a l'air bourrée Et

19:22

si encore l'écart était pas bon, il suffirait d'accélérer

19:24

tu vois,

19:25

parce que le but c'est que les automobilistes roulent

19:26

à la bonne vitesse, sinon ils ont pas la musique tu vois.

19:28

Donc si c'était juste dimensionné.

19:31

Mais là en fait, même quand tu vas plus vite, il est toujours.

19:33

Il a toujours l'air bourré la chanson,

19:34

parce qu'il y a vraiment genre deux centimètres en plus des dix donc.

19:37

Et puis c'est pas pas précis parce que c'est l'épaisseur du sillon.

19:40

Voilà.

19:41

C'est la même chose qu'on a fait pour les cartes graphiques.

19:44

Moi je comprends, on l'a fait pour déconner.

19:46

Après, étrangement, ça a très bien marché au Japon,

19:49

on a fait le tour de Twitter au Japon et j'ai trouvé ça marrant.

19:52

Pourquoi Japon ? Je sais pas.

19:54

Et par contre c'est utilisé par les pros et ça je m'y attendais pas.

19:57

Parce que les monteurs de PC,

19:58

ils sont souvent dans des environnements où il y a du bruit,

20:01

quand il y a du, quand la carte elle fait du bruit, ils l'entendent pas.

20:05

Alors que là, s'il y a une musique, s'il entend de la musique,

20:07

c'est que la carte a un problème

20:07

et ça leur évite d'envoyer un PC qui fait du bruit.

20:11

Ou le client, lui, il va le mettre dans son bureau ou dans son sur son truc,

20:14

et puis derrière lui, il n'y a pas de bruit ambiant.

20:16

Il va entendre que ça quand il va démarrer la bécane,

20:18

il va dire mais c'est de la merde !

20:19

Et donc en fait, étrangement, c'est utilisé du coup par les pros.

20:24

Je comprends facilement et ils sont dans un.

20:27

Dans un environnement qui a du bruit, il y a un bruit de.

20:29

Fond j'imagine. Ouais c'est super.

20:31

Bruit d'un frigo, c'est

20:34

une ventilation de l'air pulsé, un truc comme ça.

20:35

Donc soit.

20:36

Climatisé, tu as l'air pulsé, tu as les autres qui montent

20:39

les PC à côté, enfin il y a vraiment, il y a vraiment tout ça quoi.

20:43

Et et

20:46

et voilà.

20:47

Donc donc ça c'est un exemple de truc qu'on a fait pour déconner,

20:49

ça s'est retrouvé utilisé par les pros.

20:51

Bon, c'est pas une fonction majeure, on va pas,

20:54

on va pas se mentir, c'est rigolo, c'est rigolo, c'est utile en fin de chaîne,

20:57

mais c'est pas quelque chose qui va déclencher l'intérêt des pros.

21:00

Mais c'est juste marrant quoi.

21:02

Et on s'est vraiment, on s'est vraiment marré, marré à faire ça.

21:05

Donc tu m'as expliqué qu'il y avait le fait de tester la mémoire

21:08

aujourd'hui, qu'il y avait en plus les cartes graphiques,

21:10

c'était pas que des CPU à la base,

21:11

Vous avez tout de suite testé les GPU en plus des CPU.

21:13

On a commencé par les processeurs en 2003.

21:17

Je crois que le test GPU est arrivé en 2010 si j'ai bonne mémoire,

21:22

et on a fait un gros buzz en 2010 avec la sortie de ce test-là

21:27

parce qu'AMD avait sorti ses cartes graphiques de l'époque, c'était des 5970.

21:34

Je revérifie les chiffres.

21:35

Au bout d'un moment, il tourne, je me mets.

21:38

Encore.

21:39

C'était, c'était c'était pas encore, c'était il avait déjà racheté

21:44

et il vendait les cartes graphiques comme étant super overclockées et tout ça.

21:49

N'empêche que moi, en dev, je lançais sur ma carte Nvidia,

21:52

ça tournait et mes bêta-testeurs, ils testaient sur une carte AMD,

21:55

ils avaient un écran noir, ils devaient redémarrer le PC

21:58

et je comprenais pas pourquoi.

21:59

Alors j'ai mis je sais pas combien de temps à accuser mon code,

22:02

jusqu'à ce qu'il y a un bêta-testeur qui me dise c'est bizarre quand je baisse

22:05

la fréquence de la carte graphique, ça tient, donc ça veut dire que voilà.

22:09

Et en fait,

22:09

on s'est rendu compte qu'on déclenchait toutes les protections de la carte

22:13

et qu'elle se mettait en protection.

22:14

Et à l'époque, la protection, c'est pas je ralentis,

22:16

la protection c'est je m'éteins.

22:18

Et donc du coup il fallait redémarrer le PC,

22:20

donc ça la fout mal pour une carte overclockée.

22:22

Et tout ça parce que c'était des modèles de référence qui le faisaient.

22:25

Donc la carte était overclockée, mais elle avait des garde-fous, elle avait.

22:28

Ouais c'est ça,

22:28

dès que tu lançais autre chose qu'un jeu, je faisais un écran noir quoi.

22:31

Il fallait que tu redémarres le PC.

22:33

Donc en soi, c'était même problématique

22:34

parce qu'on était un logiciel en mode utilisateur qui arrivait à faire planter

22:37

un matériel juste avec une application standard 3D.

22:40

C'est parce que eux avaient mis des garde-fous sur la carte.

22:43

Sur la carte graphique.

22:43

Ils avaient sous-estimé la...

22:46

enfin, ils avaient sous-dimensionné les étages d'alimentation,

22:49

donc du coup il recevait.

22:50

On demandait trop de courant à l'étage d'alimentation,

22:52

il se mettait en protection pour ne pas cramer

22:55

et et en fait, ça a fait le tour de la planète.

22:57

Alors au début, personne ne me croyait,

22:59

jusqu'à ce que je me mette à aller sur les forums américains.

23:01

Puis je les poste là, je leur dis bon, écoutez, on constate ça, moi, j'arrive

23:05

pas à aller au-delà dans l'analyse, qu'est-ce qui se passe, machin ?

23:07

Et je me suis fait démolir par les fanboys AMD pendant pendant toute la journée

23:11

aux US, la nuit les fanboys sont partis dormir,

23:14

il restait plus que les geeks et là ils ont tous dit

23:16

ouais c'est vrai, je reproduis, je reproduis, je reproduis, je reproduis.

23:19

Les journalistes se sont intéressés.

23:21

Ça a fait un gros buzz, c'est parti dans les news et tout.

23:25

Je recevais des appels sur mon...

23:26

sur mon fixe, ma femme qui me dit :

23:29

Ils veulent parler à Tetedeiench.

23:32

C'était des journalistes et

23:34

tout AMD a commencé à rentrer en mode PR.

23:38

Tu sais en mode je

23:41

gère, je gère les dégâts quoi, en disant ouais mais c'est un power virus.

23:44

C'était tout ça.

23:45

Enfin ça a été, ça a été fou.

23:47

AMD qui me dit on veut le code source.

23:49

Je leur dis bah non.

23:52

C'est vrai.

23:53

Je me rappelle avoir entendu dire que le logiciel était dangereux quoi.

23:56

Ben voilà.

23:58

Ils me disaient qu'à lancer OCCT, à lancer le truc parce que

24:00

pour protéger leur à l'époque, enfin,

24:03

maintenant on a des bonnes relations avec AMD, faut le savoir,

24:06

mais à l'époque, pour protéger leurs trucs,

24:09

c'était ce que le marketing avait trouvé pour essayer de s'en sortir.

24:11

Parce que là, bah ouais et et voilà.

24:15

Alors après nous ça nous a Est-ce que ça nous a fait des dégâts ?

24:18

Non parce que finalement ça a prouvé qu'on était plus fort que les autres.

24:22

Si tu veux par A plus B.

24:23

Et puis il y a plein de gens qui ont finalement installé le

24:25

le logiciel pour essayer, pour voir si la carte, elle tenait pas.

24:29

Tout à fait, tout à fait.

24:30

Donc voilà.

24:32

Et puis à l'époque, moi c'était en 2010, j'étais j'étais

24:35

dans mon appart tout seul et je faisais ça le soir en revenant du boulot, quoi.

24:39

Donc t'as pas eu ce genre de pression en recevant des lettres

24:42

de mise en demeure alors que tu étais pas encore à ton compte ?

24:46

Alors j'ai pas eu de lettre de mise en demeure, mais c'était des mails.

24:51

Prouvez-nous que tu nous as prévenu avant parce que je les avais prévenus avant,

24:53

ils avaient ignoré. Je leur envoie les mails.

24:56

J'ai remué ciel et terre pour avoir des contacts là-bas

24:59

J'ai envoyé des mails que j'avais envoyé aux contacts chez AMD

25:02

que j'avais réussi à obtenir comme je pouvais.

25:04

Parce que comment tu fais toi pour quand tu es pas dans l'industrie ?

25:07

Parce que moi j'y étais pas

25:08

donc pour obtenir des mails de contact c'est pas facile quoi.

25:10

Donc j'ai fait ce que j'ai pu et ils voulaient le code source, j'ai refusé,

25:16

Je leur ai dit par contre je veux bien venir

25:17

avec le code source sur mon portable, vous montrer.

25:20

Je crois que c'était en Angleterre, ils voulaient que je vienne en Angleterre.

25:23

Bon au final ça s'est pas fait, mais parce que la polémique s'est éteinte,

25:27

donc du coup il y avait moins d'urgence.

25:29

Mais mais voilà quoi. Et

25:33

ouais,

25:34

c'était c'était un sacré, c'était un sacré buzz.

25:37

Et c'est là qu'on a commencé à tester les GPU.

25:39

Et du coup aujourd'hui Intel, ils t'envoient les CPU en amont

25:42

pour que tu les benches en avance de phase.

25:45

Comment ça se passe ?

25:46

En fait avant les avant la sortie de chaque processeur plusieurs mois avant,

25:50

sur les processeurs d'Intel.

25:52

On est en partenariat, on reçoit les processeurs avant leur sortie,

25:56

on a accès aux cartes mères avant leur sortie et tout ça.

25:59

Donc c'est souvent des...

26:00

Enfin tu vois que la peinture est pas fraîche encore,

26:02

il y a du c'est c'est un monde

26:05

Parce que c'est pas les cartes mères qui sont commercialisables,

26:07

elles sont faites par le constructeur pour pouvoir caractériser ces CPU.

26:10

C'est ça ?

26:10

Pour pouvoir les faire tourner avant que les fabricants,

26:13

les ASUS et les MSI aient finalisé eux leurs cartes mères grand public.

26:18

Ouais c'est ça, c'est des kits et on les reçoit.

26:20

Et nous notre but

26:21

c'est d'être compatible à la sortie du processeur pour tout le monde.

26:25

Et ça nous a permis notamment de développer les fonctionnalités

26:27

d'overclocking sur les processeurs Granite Rapids d'Intel.

26:31

On a fait les Arrow Lake et là il y en a bientôt.

26:34

il y a Raptor Lake et Alder Lake qui vont arriver.

26:38

C'est Noël.

26:39

C'est des anciennes générations et Nova Lake qui sera supporté à sa sortie.

26:43

OK. Donc là on a on a une vraie relation comme ça où

26:47

et qui est très simple parce qu'en face je cause à des tech, on fait un point

26:51

tous les mois avec Intel et

26:55

c'est simple et étonnamment facile.

26:58

Ouais.

26:59

Pourquoi ?

27:00

Parce que je pense que parce qu'ils nous utilisent depuis des années,

27:03

ils nous connaissent, on parle le même langage, on a la même passion.

27:07

Le partenariat.

27:09

Tandis que les processeurs, ils sont caractérisés dès le début

27:11

parce que les gens, s'ils ouvrent la boîte,

27:13

ils lancent le logiciel, ça ne fonctionne pas.

27:14

Ils sont déçus, c'est ça ?

27:16

Exactement. Ils ont envie, justement, d'avoir une bonne expérience.

27:18

Vous êtes tous les deux alignés sur le fait

27:20

que les utilisateurs aient une bonne expérience.

27:21

Et nous, notre but, c'est pas de faire du drama.

27:23

On n'est pas. On n'est pas là pour faire du drama.

27:25

Le coup d'AMD, si tu veux, c'est un truc.

27:27

Si je pouvais l'éviter, s'ils avaient pu répondre,

27:31

si j'avais pu ne pas aller public là-dessus je l'aurais fait 100 %.

27:34

Mon but n'est pas de faire du drama,

27:35

mon but à moi c'est de travailler avec tout le monde

27:37

et de faire avancer les choses pour tout le monde.

27:39

Voilà, pour faire des vues YouTube,

27:40

je suis pas là pour faire une vidéo, regardez le truc machin.

27:43

Oh là là, machin méchant et tout.

27:45

Non, c'est pas notre but.

27:47

Notre but à nous,

27:47

c'est de de travailler avec tout le monde et de faire avancer le schmilblick,

27:52

que chacun puisse tirer le maximum de son matériel et

27:55

Puis qu'ils puissent l'utiliser, qu'ils puissent savoir

27:57

quand leur PC marche bien, quand leur PC déconne,

27:59

quand ils ont envie de l'optimiser, ils savent comment ça marche.

28:02

Aider les constructeurs, travailler avec eux.

28:04

Quand on trouve quelque chose avant la sortie,

28:06

on leur dit tout de suite on essaye de communiquer avant.

28:09

Enfin, c'est établir une relation de confiance

28:11

parce qu'on n'est pas là pour faire du drama,

28:13

on est pas là pour faire du YouTube, on n'est pas là pour se faire des ennemis,

28:15

on est là pour nous, on est là pour rendre service et travailler.

28:19

C'est vraiment notre philosophie à nous.

28:21

C'est c'est travailler avec les pros, aider

28:24

les particuliers, être accessible au plus grand nombre.

28:27

C'est vraiment l'objectif de l'objectif de l'aventure.

28:30

Et et c'est ce que je fais, attention de garder.

28:35

Le thème du podcast, l'appeler Charbon et Wafer, parce que

28:38

je trouve que les galettes de silicium, elles ont, S'il n'y

28:41

a pas tous les logiciels et tous les humains

28:43

qui travaillent dans la tech, tu vois en fait une galette de silicium

28:45

sous tension, elle sert à rien, tu vois finalement, tu vois.

28:49

Et du coup, les gens qui écoutent le podcast,

28:50

finalement, c'est des gens qui travaillent dans la tech.

28:52

C'est quoi ton message aujourd'hui ?

28:54

Tu vois, on se pose tous des questions

28:55

avec l'arrivée de l'IA qui remplace les développeurs ou pas, etc.

28:58

À quoi va ressembler un ouais, c'est finalement, c'est quoi ton message

29:01

aux gens qui travaillent dans la tech comme nous depuis dix, vingt ans

29:04

et qui voient le monde qui change ?

29:06

Alors sur l'IA qui remplace les devs ?

29:11

Moi je suis assez partagé, je l'utilise comme tout le monde.

29:13

Mais est-ce que la tondeuse a remplacé le jardinier ?

29:16

Tu vois c'est con mais ça va plus vite de tondre

29:19

une pelouse que quand tu le faisais aux ciseaux ou à la main.

29:23

Mais tu as toujours besoin d'un jardinier, c'est pas ça qui va tailler les arbres.

29:26

Donc voilà, je pense que c'est c'est un peu overhypé en ce moment.

29:31

Mon conseil

29:35

Alors ce qui a amené mon succès, moi

29:39

il est très simple, c'est que j'ai écouté les gens qui m'utilisent.

29:44

Je suis parti du principe que la personne qui me remonte une

29:48

une fonctionnalité, un truc qui manque,

29:50

elle a une meilleure connaissance du besoin que moi.

29:53

Donc du coup, 90 % des bonnes idées d'OCCT

29:59

viennent de ma communauté, viennent du feedback utilisateur viennent du fait

30:03

que dès que j'avais un truc montrable, je l'ai balancé en live.

30:07

Les mecs testaient

30:08

et ils me disaient c'est bien, c'est pas bien et je corrige le tir.

30:11

Donc pas avoir peur de

30:14

de shipper, de balancer le truc, de,

30:16

de le lancer et de te soumettre au jugement, au jugement des gens.

30:20

Le build in public, ça, est-ce qu'on peut, on peut le ranger dans la catégorie

30:24

build in public, tu crois ?

30:25

Non non non non non, parce que je je bosse dès que j'ai

30:28

une version qui est utilisable par un particulier, je la lance.

30:31

Et puis ce que j'allais dire, tu vois, il y a aussi

30:33

beaucoup de gens qui se disent je vais faire du build in public

30:35

alors qu'ils ont pas du tout d'utilisateurs.

30:37

Ils ont pas d'utilisateurs.

30:38

Le build in public, je pense que c'est un bon,

30:40

c'est pour moi, c'est plus du marketing qu'autre chose

30:42

pour essayer d'avoir des utilisateurs et de l'attention.

30:45

Nous on a eu de la chance, c'est que quand on s'est lancé,

30:48

on a eu l'attention assez vite, naturellement.

30:53

Là, on a bénéficié d'un gros, d'un gros,

30:57

une grosse caisse de résonance première année,

30:59

un petit un logiciel étudiant qui fait 1 million de téléchargements

31:02

la première année. Tu vois.

31:04

C'est toi qui était encore étudiant à l'époque.

31:06

J'étais étudiant aux États-Unis, j'étais étudiant aux États-Unis à l'époque

31:10

et et du coup, nous, on n'a pas eu ce problème-là

31:13

Donc je peux vous dire, l'anglais aide des fois.

31:15

Parce que nous, en fait, ça s'est répandu par les forums à l'époque,

31:18

il n'y avait pas Facebook et tout ça, donc j'avais encore assez,

31:21

enfin c'était avant MSN, Donc le truc donc ça s'est répandu

31:26

par les forums, par HFR.fr, par d'ailleurs s'il y a des HFRiens,

31:32

Salut les gars, par par AnandTech, tous les forums de tech

31:37

de l'époque, ça s'est répandu au milieu d'une communauté et.

31:40

C'était l'époque, on avait des webrings.

31:42

C'est deux sites partenaires sur notre propre site. Oui

31:46

c'est ça et et

31:48

nous on n'a pas eu ce problème-là d'avoir d'avoir les premiers utilisateurs

31:51

parce qu'on les a eu naturellement

31:53

et je sais pas pourquoi, peut-être qu'on était là au bon moment,

31:56

je sais pas, on était peut-être super performant

31:59

ou il n'y avait pas beaucoup, On était parmi les premiers,

32:01

on n'était pas le premier, ça c'est sûr, mais on était parmi les premiers.

32:04

Et du coup je ne suis pas le meilleur placé pour dire

32:07

comment avoir les premiers clients.

32:09

Par contre, une fois qu'on les a, les écouter, leur demander leur avis,

32:14

prendre en compte leurs avis, leur montrer que tu, que tu es réactif, les écouter.

32:18

Et nous c'est ce qui nous a débloqué 100 % du truc.

32:22

Parce qu'aujourd'hui

32:24

100 % de nos clients sont venus par notre formulaire de contact,

32:28

parce que c'est des particuliers qui nous utilisent à la maison,

32:33

qui sont des geeks qui travaillent dans des sociétés tech

32:37

pour une bonne partie, qui rencontrent le même problème

32:39

et qui disent ah bah attends, je connais le truc, je sais ça.

32:43

Ouais, et puis.

32:44

C'est comme ça qu'on rentre chez les chez les chez les pros.

32:47

C'est un peu la question de Microsoft.

32:49

Est-ce que vous conseilleriez à vos amis d'installer Windows ?

32:53

En fait, elle donne un peu la pression, genre

32:55

que quand on est au café on dit : tu devrais être sous Windows 11,

32:58

ce qui est un peu chelou, mais dans l'absolu, ce que je veux dire

33:01

c'est que ton ton, ta communauté d'utilisateurs

33:05

particuliers, c'est des gens qui influencent

33:08

la décision des entreprises fortement.

33:09

C'est des tech effectivement.

33:11

En fait, ça nous donne des champions, des gens qui sont, qui nous font rentrer

33:15

dans le processus de décision et derrière on rentre par ce biais-là

33:19

et et ça nous a rapporté 100 % de notre business aujourd'hui,

33:23

c'est 100 % de notre chiffre d'affaires.

33:25

Il vient de là

33:26

et c'est quelque chose qui vaut de l'or et que je veux surtout pas perdre.

33:28

Et c'est surtout la raison d'être de la boîte,

33:31

surtout pas le perdre.

33:32

Et assez souvent tu as des cas, un peu comme quand on s'est rencontrés,

33:36

tu m'as demandé ce que je faisais et puis tu m'as dit mais oui, mais

33:38

je t'ai utilisé je crois, il y a dix ans et tout ça arrive tout le temps.

33:42

Ouais. Ça arrive extrêmement souvent.

33:45

Il y a plein de monde qui me le dit. Ça c'était le deuxième ce jour-là

33:48

Je me rappelle plus ce que j'avais comme processeur, peut-être un Athlon XP

33:52

3200+ Barton et Et en fait à l'époque

33:58

il y avait les Pentium 4 600 chez Intel qui étaient à la mode pour jouer.

34:01

Oui et et je voulais savoir si je pouvais l'overclocker

34:04

pour jouer aux jeux les plus récents sans avoir à changer tout.

34:07

Sans avoir à changer.

34:08

Voilà. Et et complètement.

34:10

C'était, c'était : est-ce que mon processeur...

34:13

Est-ce que s'il monte à 90 degrés quand je joue, quand je joue à Splinter Cell

34:17

3, peut-être quand il monte à 90 degrés, combien de temps il va tenir ?

34:21

Tu vois, est-ce qu'il va mourir ? Est-ce que c'est grave qu'il soit chaud ?

34:23

parce que c'est grave ? Est-ce que c'est normal ?

34:25

Enfin voilà, nous

34:26

c'est les questions auxquelles on essaie d'apporter, d'apporter des réponses

34:30

et et c'est ouais, c'est vraiment typiquement notre use case.

34:34

Le nombre de personnes à qui ça arrive, c'est fou.

34:39

Pendant un temps je travaillais à Paris, donc je faisais Douai

34:42

Paris en TGV tous les jours,

34:44

donc je développais l'outil dans le TGV sans connexion internet, les yeux au ciel.

34:48

Mais oui.

34:49

Du coup aujourd'hui tu peux lâcher un agent de code sur ta base.

34:53

C'est quand même un code système qui est à bas niveau finalement.

34:55

Alors il y a du code auquel on ne peut pas accéder parce qu'on est sous NDA.

34:59

Donc du coup, les IA n'ont absolument pas accès à ça et tout ça.

35:03

Et la plupart du temps, nous, non.

35:04

On utilise l'IA comme comme support pour pour débusquer

35:09

de temps en temps un bug pendant qu'on est parti pisser, ou

35:13

c'est ça ou ou ou

35:16

simplement quand on a la flemme de faire une recherche Google, on n'a pas d'agent.

35:20

Je me tâte à mettre une dev box chez moi, c'est

35:22

un PC sans carte graphique qui soit tout le temps dispo avec un agent dessus.

35:26

Parce que mon MacBook finalement il se ferme,

35:28

Je comprends mais je peux pas, je peux pas coder.

35:31

Je prends le train.

35:32

Oui oui oui.

35:33

Alors là moi je suis très je suis très dubitatif de ce genre de truc.

35:36

Je ne suis pas le bon, je suis pas le bon public.

35:39

Ouais moi pour moi l'IA c'est ni plus ni moins

35:41

qu'un Google glorifié qui est plus rigolo, qui a plus de capacités.

35:45

OK, mais c'est qu'une évolution de c'est une évolution de Google et c'est pas.

35:50

C'est loin d'être d'être l'alpha et l'oméga qu'on vend, qu'on vend.

35:54

Aujourd'hui, je pense qu'on va en revenir au bout d'un moment.

35:58

Et il y a un truc que j'ai remarqué, alors je le prends pas mal.

36:02

Je le prends. Mais alors vraiment,

36:05

le prends pas mal.

36:06

Plus quelqu'un met de l'emphase sur l'IA dans un domaine, moins

36:10

il est compétent dans ce domaine parce qu'il se rend pas compte

36:12

que l'IA par essence fait un résultat moyen.

36:14

Donc moi je suis nul en dessin.

36:15

Les images faites par IA, je trouve ça génial

36:19

parce que je suis rigoureusement incapable de faire le quart du du truc.

36:23

Les artistes disent le slop.

36:25

Ben voilà, c'est un peu pareil pour le code.

36:27

Il y a de ça, J'ai toujours détesté le front.

36:30

Voilà.

36:31

Donc surtout.

36:32

Sur le web en plus.

36:33

Enfin, quand j'ai arrêté de coder, je savais toujours pas centrer une

36:37

div sans Bootstrap.

36:38

Oui donc tu vois.

36:39

Et aujourd'hui je le fais avec l'IA.

36:42

Après il y a des il y a des domaines où c'est vachement pratique.

36:44

Est-ce que ça a une valeur ajoutée, vraiment,

36:47

d'avoir une expertise approfondie sur le fonctionnement

36:49

des navigateurs pour centrer une div ?

36:52

Ah bah.

36:52

Si je veux dire, ça crée pas de valeur tu vois.

36:55

Oui, mais du coup moi tu vois, je serais d'avis de dire non, Pour moi

36:59

c'est important parce que le jour où mon centrage de div foire, tu fais quoi ?

37:04

C'est ça qui est.

37:04

Intéressant, c'est que tu vois des fois je me dis

37:06

l'IA, là, elle a mis 1 h ou 45 minutes à faire ce que je lui ai demandé,

37:09

alors que moi, je l'aurais fait en dix minutes. Ouais.

37:11

Mais sauf que moi, quand je le fais,

37:13

je change le HTML, je teste, ça marche et je dis c'est ok.

37:17

Tu vois, lui, quand il l'a fait, il a itéré quatre fois,

37:20

il a rajouté des tests de non-régression en production

37:22

et ça il a fait finalement ce que j'ai la flemme de faire d'habitude, tu vois.

37:25

Ouais mais ça dépend si tu as confiance dans ce qui dans ce qu'il fait.

37:28

Moi pas du tout,

37:28

parce que le nombre de fois où il m'a généré

37:30

de la merde quand je lui ai demandé, c'est incalculable.

37:33

Et justement.

37:34

Mais parce que nous on est dans le métier,

37:35

il y a même des domaines où il est rigoureusement incapable.

37:38

Nous on fait de l'assembleur,

37:40

demande-lui surtout pas de faire de l'assembleur, ça sert à rien.

37:44

je pense.

37:44

J'ai vu le truc

37:47

mais donc Donc voilà.

37:49

Après attention à ce que je dis, c'est sur certains domaines quand même,

37:52

il y a des domaines où c'est génial, on a des docs des fois de 3600 pages,

37:56

on les a épluchées,

37:59

on a on a une petite IA locale, on lui donne à manger des documents

38:02

puis on lui pose des questions dessus quoi ?

38:03

Là, tu vois, là il n'y a pas photo, c'est génial.

38:05

Mais par contre, de là à dire que ça va révolutionner,

38:10

je sais pas, l'incontinence urinaire ou j'en sais rien.

38:13

Enfin tu vois, au bout d'un moment faut arrêter.

38:14

Non mais il y a un peu ce truc marrant aussi, tu vois, c'est que tu vois

38:17

quand tu es indépendant, tu fais un site web from scratch, tu lances une IA dessus.

38:20

Finalement la la fenêtre de contexte, elle est faible,

38:23

t'as pas besoin de beaucoup de contexte pour mettre toute la codebase dedans,

38:27

tu vas pas halluciner.

38:28

Enfin il va pas, le modèle, il a assimilé tout le code.

38:30

Alors que d'un autre côté, un dev qui lance les gros modèles,

38:33

il a quasiment plusieurs millions de lignes.

38:37

Tu ship ton site

38:37

et puis tout le monde te dit tiens c'est Claude Code qui l'a fait

38:39

parce que c'est des nuances de bleu et de violet.

38:41

Et derrière ton menu sur mobile, quand tu le déplies, il passe derrière le truc.

38:44

Quelque chose de.

38:45

La pub montrerait des choses mais de merde.

38:48

C'est ce que j'ai vu avant-hier.

38:49

Ouais mais on est pas obligé de faire les choses pour autant.

38:51

Mais ce que je veux dire, c'est

38:53

d'un autre côté, tu vas avoir des devs qui vont être dans des grosses boîtes

38:55

et qui vont entrer leur code sur une énorme codebase legacy,

38:58

tu vois, où du coup déjà rien que de se balader dans le code,

39:02

l'IA, l'agent il a pété sa fenêtre de contexte,

39:04

donc il est déjà en train d'halluciner alors que tu n'as pas posé de questions.

39:07

Et le deuxième truc, c'est que la codebase,

39:10

personne ne la comprend déjà dans la boîte, tu vois.

39:12

Donc elle est tellement pas explicite et mal documentée.

39:15

Je pense que tu tires le trait.

39:16

Pour avoir bossé dans l'industrie, je pense que tu tires le trait.

39:18

J'ai bossé dans des banques, j'ai bossé chez Saint-Gobain, j'ai fait la Poste.

39:23

Après, on a bossé chez les mêmes clients.

39:24

Mais mais voilà, mais mais c'était dans du tech.

39:28

Et oui, il y avait des il y avait des bases de code qui étaient

39:31

plus plus mauvaises que d'autres, mais de là à aller à ce point-là non.

39:36

Dès que tu as une taille et une taille un peu raisonnable, non, tu n'y arrives pas.

39:39

Donc là-dessus voilà, moi je suis c'est un outil sympa

39:43

mais c'est pas c'est pas l'alpha, c'est pas l'alpha et l'oméga quoi.

39:46

Et surtout c'est pas un produit, c'est un outil, c'est pas un produit.

39:50

Oui, ça c'est sûr, c'est un.

39:51

À partir du moment où tu as le nom de ta boîte avec AI à la fin

39:54

c'est bon, t'es mort parce que ça veut dire que l'IA c'est le produit.

39:57

Et donc du coup, tu es juste

39:59

en train de vendre quelque chose fait par quelqu'un d'autre et tu perds.

40:02

Après, il y a tout le débat de tu perds ta souveraineté,

40:05

t'es dépendant du pricing d'un prestataire.

40:07

Il fait fois dix sur ses prix comme a fait Google Copilot il y a pas longtemps.

40:10

Copilot, Microsoft Copilot Pardon, ma langue a fourché.

40:15

Tu fais quoi ?

40:16

Comment tu Tu perds toute ta marge donc du coup ton produit badaboum !

40:19

Enfin voilà.

40:19

Donc de la même manière que je suis un peu dubitatif sur le cloud,

40:24

je suis dubitatif sur l'IA.

40:26

Moi je comprends, mais.

40:27

On est capable de maintenir une infra avec

40:31

une base de données de plus d'une dizaine de téraoctets

40:36

à peu près 800 balles par mois.

40:39

Va me faire ça dans le cloud.

40:41

Ça c'est marrant aussi.

40:42

Enfin à chaque fois je lui pose des questions sur l'infra.

40:45

Tu vois l'infra sur le réseau, chez moi c'est en mode

40:47

mets un réseau séparé, mets tout dedans, va tout toucher.

40:50

Non mais c'est UniFi, Ils ont la feature en fait.

40:52

C'est déjà fait de base en fait. Et il fait.

40:54

Ah Oui, c'est vrai, tu as raison,

40:55

mais si je n'avais pas eu l'esprit critique et la connaissance du réseau,

40:58

j'aurais fait comme il m'a dit, j'aurais passé des heures

41:00

à faire un truc machin chouette,

41:02

j'aurais fait tout comme il m'a dit alors que c'était pas pertinent.

41:06

Voilà, c'est ça.

41:06

Et donc nous de toute façon, on est dans un domaine

41:08

qui est tellement technique, on fait des drivers.

41:11

Ouais, à partir du moment où tu es

41:14

dans des couches basses, il a très peu de.

41:17

Il y a très peu de bases d'entraînement.

41:19

Tu demandes à une IA de faire un site web.

41:21

Il y en a combien de sites web sur Internet ? Forcément il connaît.

41:23

C'est ça ?

41:24

C'est con, mais faire un driver des sources de drivers, il n'a pas des masses.

41:27

Donc tu vois, il est mauvais, c'est ça ?

41:30

Il ne fait pas le noyau de Linux avec l'IA.

41:32

Par contre,

41:32

quand il doit faire une interface en Python pour un logiciel de musique.

41:35

Alors il a accès à sa base de code.

41:38

Justement Linus il utilise beaucoup l'IA sur le code pour

41:41

le kernel, c'est très

41:42

borné, il a une base de code qui est assez grande à mon avis.

41:45

Le truc est capable de s'entraîner sur sa base de code qui est public.

41:48

De toute façon il l'a passé je sais pas combien de fois.

41:50

Donc pour le coup, ouais,

41:51

là il doit, il doit plutôt bien, il doit plutôt bien bien l'aider.

41:55

Mais est-ce qu'il le laisse coder tout seul tout un truc ?

41:58

Ou est-ce qu'il lui demande de faire quelques petites tâches et il contrôle ?

42:00

Après ?

42:02

Est-ce qu'il a vraiment besoin d'une IA ?

42:03

Sachant qu'il y a des milliers d'humains sur terre qui contribuent gratuitement.

42:07

Mais en plus ça,

42:09

ça dépasse mes compétences. Je connais pas Linus,

42:12

je connais un autre Linus Ouais mais c'est pas le même.

42:15

Le gars de Linus Tech Tips je le connais mais c'est pas le même.

42:17

C'est pas le même.

42:18

OK cool.

42:19

Voilà donc donc l'aventure, l'aventure

42:23

OCCT, c'est c'est quand même à la base des geeks qui se sont éclatés.

42:26

Enfin moi qui me suis éclaté dans mon grenier

42:28

pendant pendant pas mal de temps, qui a décidé d'en faire sa vie et qui

42:32

se retrouve embarqué dans une aventure où maintenant on est huit,

42:36

on a deux employés à Taïwan, on en a un qui est actuellement en Norvège.

42:40

Là on est et on vit notre meilleure vie.

42:44

Il y a pas d'autres, il n'y a pas d'autre mot.

42:46

On vit notre meilleure vie,

42:47

on s'amuse, on continue à se développer, on continue à grandir.

42:51

Le pognon c'est pas.

42:53

C'est qu'un moyen, c'est pas une finalité.

42:55

Ou pas. En Porsche, je.

42:57

Crois pas.

42:57

En Porsche c'est pas de poche. Je.

42:58

Bah non, moi je roule en Berlingo.

43:03

Donc tu vois c'est pas c'est vraiment pas l'objectif et.

43:06

Et on est on est les petits de Douai, étrangement

43:10

qui travaillent et on travaille avec Intel et AMD, C'est des clients quoi.

43:14

Ouais, on travaille avec la NASA, Ouais, on travaille avec.

43:19

C'est fou.

43:19

Ben ouais, ben voilà.

43:20

Et et c'est

43:23

c'est dingue, c'est dingue. Et on a plus.

43:25

Je crois qu'on a plus d'une cinquantaine de clients

43:27

dans 50 pays, On fait plus de 96 % de notre chiffre à l'international.

43:31

Ouais ça va.

43:33

Ça va,

43:35

c'est rigolo.

43:36

La France c'est un peu l'exception quoi.

43:38

OK, c'est un peu rigolo.

43:39

Bah écoute, merci beaucoup.

43:41

Merci à toi. Merci beaucoup.

43:43

Merci à toi. On va aller se mettre au frais.

43:45

Ouais parce que là il fait vraiment très très chaud.

43:50

Et encore merci.

43:51

Si vous venez

43:51

d'écouter l'épisode jusqu'ici jusqu'au bout, vous êtes vraiment très déter.

43:56

Moi ce que je retiens dans cet épisode, c'est vraiment l'humilité d'Adrien.

44:01

VRAIMENT. Il a.

44:01

Il a aidé l'industrie pendant 20 ans avant de créer sa boîte

44:05

parce que c'est pas très clair, mais ça, Taipei

44:09

et l'histoire qu'il raconte au Computex, c'était il y a deux ans, c'était en 2024.

44:13

Donc moi je trouve ça vraiment très impressionnant

44:17

cette forme d'humilité parce que même quand je lui demande

44:19

qu'est-ce qui a fait le succès,

44:20

il dit d'être proche du marché, machin chouette, mais il a pas de.

44:24

Il reconnaît qu'il a de la chance là-dessus aussi.

44:27

Donc ça montre aussi finalement que c'est.

44:31

C'est toujours chouette de bosser sur du software.

44:34

Si vous faites du software qui est utile à des gens, peut-être

44:36

que demain ça pourra devenir un business.

44:38

N'espérez pas plus que ça.

44:40

Si vous avez de la chance, ça fonctionnera.

44:42

Le format-là donc, c'est le format Charbon je pense.

44:46

La prochaine fois que je fais un épisode Charbon, c'est-à-dire avec une histoire,

44:49

je mettrai peut-être plutôt mon invité au centre de l'image avec un format

44:54

plus à la Thinkerview par exemple, où il est dans un fauteuil

44:57

et je lui pose des questions. Et je suis hors-cadre.

44:59

Parce qu'on va pas se mentir, sur cet épisode,

45:00

j'ai pas l'impression que mes questions, elles ont changé le déroulé.

45:03

Adrien, il savait très bien où il allait.

45:07

Qu'est-ce qu'il y a d'autre à vous dire ?

45:09

C'est.

45:09

C'est aussi la première fois que je fais un épisode complètement

45:11

réalisé de bout en bout avec la vidéo et que je fais le montage.

45:15

N'hésitez pas à faire des feedbacks au poil de cul près.

45:17

Vous attendez pas à ce que je refasse la vidéo,

45:19

je vais la mettre en ligne sur YouTube et sur Spotify.

45:22

Et je suis en train de vibe-coder mon hébergeur de podcasts qui supporte le HLS.

45:25

Bref.

45:26

Donc

45:29

donc vous attendez pas à ce que je modifie la vidéo.

45:30

Là par contre je prendrai le retour pour les pour les prochaines vidéos.

45:35

Qu'est-ce qu'il y a d'autre ?

45:36

Donc juste après cette interview-là j'ai une autre interview

45:39

qui est sur un format Fissure.

45:41

Le format Fissure c'est un format où l'invité

45:43

il veut vraiment me faire changer d'avis sur un point.

45:46

Et je vais garder les formats qui sont des formats

45:49

où je suis seul, face caméra ou face micro bien sûr,

45:53

et où j'explique un point de vue, une opinion, je développe une opinion.

45:56

Donc l'idée c'est vraiment que tout se tienne, que les Charbon et les Wafer

45:59

ça serve à provoquer des fissures et qu'on arrive à changer d'opinion.

46:03

On reste dans la posture de penser à voix haute et.

46:07

Et encore merci aux invités de la saison trois qui se sont présentés.

46:11

N'hésitez pas à me recommander des invités ou à me présenter des invités,

46:14

ça sera très chouette !

46:16

Merci beaucoup ! Et maintenant ?